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EURODIF FO

Texte Libre

Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 00:26
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Suicides à France Télécom : le rapport qui accuse


L’inspection du travail a remis son enquête, accablante, à la justice sur les suicides chez l’opérateur. L’ex-direction est mise en cause.




C’est un document accablant contre l’ex-direction de . L’inspection du travail chargée de mener une sur les suicides chez l’opérateur a remis le 4 février, au parquet de , un rapport pour mise « en danger de la vie d’autrui » et « harcèlement moral » Dans ce rapport de 82 pages, dont nous nous sommes procuré une copie, l’inspectrice du travail Sylvie Catala s’appuie sur l’enquête du cabinet Technologia et l’étude d’une quinzaine de cas de suicides, de tentatives de suicide ou de mal-être récents.

 
Sur la toile
Un nouveau suicide à Lille
Elle démontre que ces situations, qui « ne sont pas des cas particuliers », sont liées à « la politique de réorganisation et de management » menée depuis 2006. Elle prouve que les dirigeants ont été alertés « à maintes reprises (…) des effets produits sur la santé des travailleurs » par des médecins du travail, syndicalistes, caisses régionales d’assurance maladie, inspecteurs du travail et même par « la justice ». Malgré ça, ils n’ont presque pas appliqué les mesures, pourtant connues, pour remédier « à la souffrance au travail. » Trois personnes sont mises en cause : Didier Lombard, l’ancien PDG du groupe, remplacé au début du mois par Stéphane Richard, mais qui conserve encore le titre de président ; Louis-Pierre Wenès, ancien patron des opérations France écarté l’automne dernier au plus fort de la crise ; Olivier Barberot, le DRH.

Certains salariés resteraient « au bord de la route »

En revanche, l’inspectrice dédouane les directions régionales, « qui n’ont fait qu’appliquer des décisions et des méthodes prises au plus haut niveau du groupe ». Selon elle, la souffrance à France Télécom provient de la mise en place du plan Next en 2006, qui visait à « améliorer le rendement, l’efficacité et la productivité du groupe » en supprimant 22 000 emplois en trois ans et en mutant 10 000 personnes de métier.  Mais surtout, il fallait aller vite pour améliorer les résultats. « J’aurai échoué si on ne fait pas les 22 000 départs. Pour le groupe, c’est 7 milliards de cash-flow » », a ainsi déclaré Olivier Barberot devant des cadres en 2006, comme le rapporte l’enquête.

Pour elle, il ne fait aucun doute : « Dès la phase de mise en route du plan ACT (NDLR : déclinaison du plan Next au niveau des ressources humaines), la direction de France Télécom savait que certains salariés resteraient « au bord de la route », selon l’expression employée par Louis-Pierre Wenès lors d’une convention en 2006. C’est ce que confirme le contenu des modules de formation de 4 000 manageurs cette année-là. « Les cadres sont formés pour mettre en mouvement leurs collaborateurs. (…) Les résistances et les moyens de les faire céder sont développés, ses effets sur la santé mentale des travailleurs y sont également abordés », écrit-elle. Détail aggravant : les cadres ont appris que, lors des mutations, les salariés succombaient à « la phase de décompression qui se caractérise par la tristesse, l’absence de ressort, le désespoir, la dépression ».

commentaire - Par angeline351
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FORCE OUVRIERE

SALARIES EN DANGER

 

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Salariés en danger

FO se mobilise

 

Aujourd’hui, dans certains magasins EURODIF, les conditions de travail affectent la santé des salariés. Les prises d’anxiolytiques, le nombre de plus en plus grand des arrêts maladie traduisent une détresse et une souffrance au travail intolérable.

 

NOUS SOMMES TOUS CONCERNES.

 

FORCE OUVRIERE accuse : des surcharges de travail, une pression commerciale, une mauvaise organisation du travail, un sous-effectif, une individualisation qui organisent l'isolement, un stress, une détresse et nourrissent la souffrance.

 

Les salariées de Nantes nous ont interpellé : le jeudi 20 octobre aura lieu à Nantes une réunion extraordinaire du CHSCT avec pour ordre du jour les conditions de travail.

FORCE OUVRIERE appelle les salariés à se faire entendre pour exiger que cesse le déni patronal sur les conditions de travail, que la société assume son obligation en matière de santé physique et mentale des salariés, que soit reconnue la pénibilité de leur travail.

 

Si vos conditions de travail sont susceptible d’affecter votre santé ou celle de vos collègues n’hésitez pas contactez nous

 

SECTION SYNDICALE FORCE OUVRIERE

 

 

CATURRA Olympia 06.75.12.02.28                            JOLY Sylvie 06.86.32.91.30

TREBOUVIL Chrystelle  06.78.10.52.08           LENGLET Sandra 06.74.81.97.89

CORBE Michelle  06.75.26.77.19                      COUVREUR Pascale 06.75.26.55.54

PICARD Thierry  06.78.10.58.74

 
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