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Opérations escargot en province, blocage des Champs-Elysées, défilés dans plusieurs grandes villes: les agriculteurs ont manifesté en nombre partout en France, vendredi, pour protester contre la baisse de leurs revenus.
En fin de matinée, la Fédération nationale des exploitants agricoles (FNSEA) s'estimait déjà satisfaite.A Paris, une centaine de jeunes agriculteurs d'Ile-de-France ont donné le ton dès 7 h 30. Ils ont bloqué les Champs-Elysées à la hauteur de la station de métro George-V, à proximité du restaurant Le Fouquet's. Par surprise, les manifestants ont coupé la voie à l'aide de barrières avant de décharger des ballots de paille et d'enflammer des pneus.
Opérations escargot. Vendredi matin, juchés sur leurs tracteurs, les manifestants ont organisé de nombreuses opérations escargot dans l'Hexagone. En Seine-et-Marne, des tracteurs s'étaient rassemblés au carrefour de l'Obélisque à Fontainebleau, perturbant la circulation sur la N6 et la N7, d'autres ont été recensés à Melun, Meaux et Provins. A Nantes, Metz, Colmar, Saint-Quentin, Laon, Soissons, Dunkerque ou Lille, les cortèges ont roulé au ralenti pour bloquer les voies d'accès aux centre-villes. A Clermont-Ferrand, c'est l'A75 qui a été fermée en raison de centaines de tracteurs qui roulaient à faible allure. La circulation a été particulièrement difficile en Midi-Pyrénées.
Défilés
> Dans le grand ouest, plusieurs milliers d'agriculteurs se sont rassemblés ce vendredi, Le président de la FNSEA Jean-Michel Lemétayer, qui défilait à Rennes - parmi 3.000 personnes selon les organisateurs et 1.500 selon la police - s'est félicité de «la très forte mobilisation», affirmant attendre «des mesures concrètes» du gouvernement. A Nantes, 4.100 personnes auraient manifesté selon la police, 5.000 selon les organisateurs. A Orléans, les agriculteurs étaient entre 3.000 et 1.600 (selon la police).
> Dans le nord-ouest, 2 000 (1200 selon la police) agriculteurs normands ont défilé à Rouen, et un millier environ à Caen.
> Dans le sud-ouest, à Toulouse, plus de 4.000 agriculteurs (2.800 selon la police), venus de toute la région Midi-Pyrénées se sont dirigées vers la place du Capitole.
> Dans le sud-est, Entre 2.000 (selon la police) et 4.000 (selon les organisateurs) agriculteurs, éleveurs et viticulteurs ont manifesté vendredi après-midi dans les rues d'Avignon, lors d'un rassemblement marqué par de légers incidents avec les CRS.
> Dans l'est, plus de 3.000 agriculteurs lorrains (1.800 selon la police) se sont rassemblés à Metz, garant leurs tracteurs devant le futur centre Pompidou. Un millier d'Alsaciens étaient au rendez-vous à Colmar.
Bruno Le Maire n'est pas «surpris»
Convaincu que ce secteur traverse sa plus grave crise de ces trente dernières années, Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture, ne s'est pas dit surpris de l'ampleur de la mobilisation qui «traduit le désarroi et l'inquiétude de tous les agriculteurs de France» et jugé qu'il fallait y répondre. En 2008, les revenus de la profession ont baissé de 20% et les projections ne sont pas meilleures pour 2009.
Vendredi dans une interview au Figaro, le président Nicolas Sarkozy a promis «des initiatives fortes» en faveur du secteur avant la fin du mois. Rien qu'au mois d'août, les prix agricoles ont baissé de 2,5% par rapport à juillet et de 15% sur un an.
Salariés en danger
FO se mobilise
Aujourd’hui, dans certains magasins EURODIF, les conditions de travail affectent la santé des salariés. Les prises d’anxiolytiques, le nombre de plus en plus grand des arrêts maladie traduisent une détresse et une souffrance au travail intolérable.
NOUS SOMMES TOUS CONCERNES.
FORCE OUVRIERE accuse : des surcharges de travail, une pression commerciale, une mauvaise organisation du travail, un sous-effectif, une individualisation qui organisent l'isolement, un stress, une détresse et nourrissent la souffrance.
Les salariées de Nantes nous ont interpellé : le jeudi 20 octobre aura lieu à Nantes une réunion extraordinaire du CHSCT avec pour ordre du jour les conditions de travail.
FORCE OUVRIERE appelle les salariés à se faire entendre pour exiger que cesse le déni patronal sur les conditions de travail, que la société assume son obligation en matière de santé physique et mentale des salariés, que soit reconnue la pénibilité de leur travail.
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