Les salariés de Michelin fixés sur leur sort
Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)
Le comité central d’entreprise (CCE), qui se tenait hier matin au siège de la manufacture Michelin à Clermont-Ferrand
(Puy-de-Dôme), a mis un point final à la phase de consultation dans le cadre du plan de restructuration annoncé par la direction en juin. Si l’ensemble des syndicats conteste la « nécessité d’un
tel plan » qui vise 1 093 salariés en France d’ici 2010 , ils se sont prononcés en faveur des mesures de la direction
pour accompagner les « Bibs » touchés par le plan social.
Les sites de Montceau-les-Mines (Saône-et-
Loire) et de Tours (Indre-et-Loire), qui devront se séparer respectivement de
477 et 340 salariés, se verront proposer « des mesures » dont le détail sera communiqué plus tard. « Les personnes de 55 ans et plus vont travailler un tiers de temps. Les deux autres tiers, qui ne
seront pas travaillés, seront payés à 80 % du salaire net », précise la direction. Pour ceux qui acceptent de muter vers un autre site en France, l’accompagnement financier peut aller de 26 000 € à
34 500 €. Enfin, pour ceux qui n’accepteront pas de mutation, un accompagnement individualisé est prévu « sur vingt à vingt-trois mois, avec des indemnités s’échelonnant entre 23 000 € et 60 000 €
».
La CGT refuse tout en bloc
Le CCE a aussi avalisé le plan de départs volontaires concernant 1 800 autres Bibs en France. La CFDT, syndicat majoritaire, a voté hier les trois accords : « Nous sommes arrivés à des
propositions acceptables », a déclaré Alain Chabanon, secrétaire du CCE. Pour FO, « des efforts ont été faits sur les primes pour les salariés refusant les mutations. Certains vont partir avec 60
000 €, c’est plus que chez Continental. En revanche, environ 200 personnes vont rester sur le carreau ». Un avis partagé par la CGT qui a tout refusé en bloc. Pour Frantz Bléhaut, directeur de
Michelin France, cette nouvelle étape « est encourageante pour l’avenir, afin que chacun puisse rebondir ».
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