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EURODIF FO

Texte Libre

Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 22:53


Polémique après le suicide d’un salarié d’Eurodisney

Un cuisinier de 30 ans avait porté plainte pour harcèlement moral contre ses supérieurs en juin. Il s’est suicidé dimanche à la gare d’Esbly.

Sa vie était devenue un cauchemar. Embauché en 2004 par Eurodisney, Rabii Hourourou, cuisinier au restaurant Blue Lagoon, à Disneyland , s’est à la gare d’Esbly dimanche, dix jours après son retour au travail dans un restaurant du parc d’attractions. En arrêt maladie depuis huit mois pour « état dépressif à la suite d’un problème au travail (harcèlement) »*, ce Marocain de 30 ans était toujours sous traitement lourd — un cocktail d’anxiolytiques et d’antidépresseurs — quand il a repris son poste à mi-temps thérapeutique voilà quelques jours.

Dimanche, après être rentré de son travail, Rabii Hourourou est ressorti de chez lui, à Esbly, pour se rendre à la gare voisine. Déterminé, il a attendu qu’un train arrive pour poser sa tête sur un rail.

Reste à cerner les raisons exactes de son geste. Au parquet de Meaux, on évoque des problèmes conjugaux. « Il n’y a rien de tout ça. C’est faux. C’est n’importe quoi », assurait hier soir sa veuve, jointe par téléphone. Plusieurs collègues ayant travaillé avec le défunt n’hésitent pas à pointer du doigt un supérieur du jeune homme qui l’aurait « cassé » lors d’une évaluation. Toujours est-il que Rabii Hourourou, qui attendait en vain depuis deux ans d’être promu chef de partie (NDLR : l’équivalent d’agent de maîtrise), ne supportait plus de travailler dans l’entreprise. En dépression lourde, il a même dû être hospitalisé en psychiatrie à Lagny-sur-Marne.

Après avoir demandé à la CFDT de négocier son licenciement, il s’est finalement rapproché du syndicat Force ouvrière et a déposé une plainte aux prud’hommes pour harcèlement moral. Le 15 juin dernier, l’employé a également déposé plainte pour le même motif au commissariat de police de Meaux contre deux de ses supérieurs (voir notre encadré).

Dans quelle mesure ces démêlés avec sa hiérarchie ont-ils pesé sur son acte? Difficile à dire. Touhami Hadi, du syndicat indépendant du personnel (SIP), avait à l’époque géré son dossier pour la CFDT. Il évoque une « fragilité aux causes multiples, personnelles et professionnelles. » « C’est vrai qu’il était amer, qu’il trouvait que les choses n’étaient pas allées assez vite pour lui », confie ce dernier. En revanche, FO Disney, qui avait repris le dossier, n’y va pas par quatre chemins. Sur son blog, le syndicat accuse ouvertement le directeur de la restauration du parc de « faute inexcusable et de non-assistance à personne en danger »…

« Il s’est senti manipulé, trahi », confie pour sa part un collègue, qui a préféré garder l’anonymat. Comme d’autres personnes ayant travaillé avec le disparu, cet employé à Disneyland Paris ne comprend pas qu’« on ait laissé Rabii reprendre un poste stressant », alors qu’il était encore sous traitement. Un avis du reste partagé par Touhami Hadi, pour qui « Rabii n’aurait pas dû reprendre le travail ».

Contactée, la direction n’a pas souhaité commenter officiellement le drame. Tout en rappelant son attention particulière aux conditions de travail de ses 14500 salariés.

*Selon la mention manuscrite du médecin sur l’arrêt de travail du salarié du 6 mars 2009.


commentaire - Par angeline351
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FORCE OUVRIERE

SALARIES EN DANGER

 

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Salariés en danger

FO se mobilise

 

Aujourd’hui, dans certains magasins EURODIF, les conditions de travail affectent la santé des salariés. Les prises d’anxiolytiques, le nombre de plus en plus grand des arrêts maladie traduisent une détresse et une souffrance au travail intolérable.

 

NOUS SOMMES TOUS CONCERNES.

 

FORCE OUVRIERE accuse : des surcharges de travail, une pression commerciale, une mauvaise organisation du travail, un sous-effectif, une individualisation qui organisent l'isolement, un stress, une détresse et nourrissent la souffrance.

 

Les salariées de Nantes nous ont interpellé : le jeudi 20 octobre aura lieu à Nantes une réunion extraordinaire du CHSCT avec pour ordre du jour les conditions de travail.

FORCE OUVRIERE appelle les salariés à se faire entendre pour exiger que cesse le déni patronal sur les conditions de travail, que la société assume son obligation en matière de santé physique et mentale des salariés, que soit reconnue la pénibilité de leur travail.

 

Si vos conditions de travail sont susceptible d’affecter votre santé ou celle de vos collègues n’hésitez pas contactez nous

 

SECTION SYNDICALE FORCE OUVRIERE

 

 

CATURRA Olympia 06.75.12.02.28                            JOLY Sylvie 06.86.32.91.30

TREBOUVIL Chrystelle  06.78.10.52.08           LENGLET Sandra 06.74.81.97.89

CORBE Michelle  06.75.26.77.19                      COUVREUR Pascale 06.75.26.55.54

PICARD Thierry  06.78.10.58.74

 
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