Partager l'article ! Emploi Une loi contre le harcèlement au TRAVAIL: Emploi Une loi contre le harcèlement au travail ...
20 A -
Emploi
Une loi contre le harcèlement au
travail
|
Le harcèlement au travail explique beaucoup de dépression nerveuse. (Photo: Jean-Luc Flémal) |
Le 17 avril, les sénateurs ont adopté le projet de loi sur " la protection contre la violence et le harcèlement moral ou sexuel au travail ". Une décision très importante…
| L |
e mot " harcèlement " couvre plusieurs formes de violences. La première est la violence physique. Elle est présente dans certaines entreprises, mais semble assez rare dans notre pays.
Ensuite, il y a le harcèlement sexuel. Ce sont surtout les femmes qui le subissent, même si certains hommes en souffrent également. Cette forme de harcèlement est beaucoup plus importante qu’on le croit. D’une part, parce que les personnes qui en sont victimes hésitent à se plaindre par peur de perdre leur emploi ou de paraître ridicules. D’autre part, parce que notre société laisse souvent croire que l’on peut séduire les femmes ou les provoquer.
Enfin, il y a le harcèlement moral. Cette troisième forme est plus connue car elle se situe souvent à un autre niveau. En fait, il s’agit surtout de la pression qu’un niveau de la hiérarchie d’une entreprise fait peser sur des travailleurs pour qu’ils produisent toujours plus. Pour cela, ces personnes sont forcées d’accepter des conditions de travail et de vie qui deviennent parfois insupportables.
Des chiffres inquiétants
| L |
e harcèlement au travail est un problème énorme, partout dans le monde. Toutes les études le prouvent. Quelques chiffres expliquent la gravité du problème. En Europe, 2% des travailleurs (soit trois millions de personnes) affirment qu’ils ont subi des violences physiques de la part de collègues de travail durant l’année. Le même nombre de personnes disent avoir été victimes de harcèlement sexuel. Enfin, 13 millions d’autres encore disent qu’ils ont été victimes de harcèlement moral.
Les auteurs de ces études sont aussi tous d’accord pour dire que ces chiffres sont très inférieurs à la réalité. En effet, bien souvent, les travailleurs victimes de harcèlement hésitent à se faire connaître et à exiger que leurs droits soient respectés. Car s’ils le font, ils ont peur de perdre leur emploi.
Risques de dépression
| L |
e harcèlement au travail explique beaucoup de dépressions nerveuses, de congés de maladie et même de situations de honte et de désespoir que vivent ces travailleurs. Parmi ces personnes, certaines en arrivent à quitter eux-mêmes leur emploi, pour fuir l’enfer de leur vie professionnelle.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le harcèlement ne provient pas nécessairement des patrons. Ce phénomène commence aussi en bas de l’échelle de la hiérarchie. D’ ailleurs, parfois les patrons ignorent que ces phénomènes existent dans leur entreprise. Dans certains cas aussi, des harceleurs peuvent être eux-mêmes harcelés par leurs supérieurs.
La nouvelle loi contre le harcèlement adoptée par la Belgique est importante. Elle donne maintenant aux travailleurs victimes de ce phénomène la possibilité de mieux se défendre. Ainsi, la victime ne pourra plus être licenciée et ce ne sera plus à elle de prouver son problème. C’est le harceleur qui devra se justifier. La nouvelle loi oblige aussi les entreprises à faire de la prévention. Par ailleurs, l’Union européenne aura aussi bientôt une directive contre le harcèlement sexuel.
Des mesquineries qui poussent à bout de nerfs
| C |
omment se fait-on harceler? Il y a presque autant d’exemples que de situations. Mais il y a des choses qu’on retrouve presque toujours. Les victimes subissent des affronts en public, des remarques sur leur habillement, sur leur manière de travailler. On leur retire leurs dossiers. On les met à l’écart de la vie quotidienne de l’entreprise. Ou encore, on dépose des journaux d’offres d’emploi bien en vue sur leur bureau, histoire de bien lui faire comprendre qu’elle devrait chercher ailleurs. Souvent aussi on l’isole en menaçant les collègues proches, en imposant des heures supplémentaires (hein, dites, Mme la rédactrice en chef ! ! !), en refusant des congés demandés, etc.
Dans bien des cas, ça commence comme des petites mesquineries. Puis c’est vraiment une guerre qui s’installe, pour pousser la victime à bout de nerfs.
Salariés en danger
FO se mobilise
Aujourd’hui, dans certains magasins EURODIF, les conditions de travail affectent la santé des salariés. Les prises d’anxiolytiques, le nombre de plus en plus grand des arrêts maladie traduisent une détresse et une souffrance au travail intolérable.
NOUS SOMMES TOUS CONCERNES.
FORCE OUVRIERE accuse : des surcharges de travail, une pression commerciale, une mauvaise organisation du travail, un sous-effectif, une individualisation qui organisent l'isolement, un stress, une détresse et nourrissent la souffrance.
Les salariées de Nantes nous ont interpellé : le jeudi 20 octobre aura lieu à Nantes une réunion extraordinaire du CHSCT avec pour ordre du jour les conditions de travail.
FORCE OUVRIERE appelle les salariés à se faire entendre pour exiger que cesse le déni patronal sur les conditions de travail, que la société assume son obligation en matière de santé physique et mentale des salariés, que soit reconnue la pénibilité de leur travail.
Si vos conditions de travail sont susceptible d’affecter votre santé ou celle de vos collègues n’hésitez pas contactez nous
SECTION SYNDICALE FORCE OUVRIERE
CATURRA Olympia 06.75.12.02.28 JOLY Sylvie 06.86.32.91.30
TREBOUVIL Chrystelle 06.78.10.52.08 LENGLET Sandra 06.74.81.97.89
CORBE Michelle 06.75.26.77.19 COUVREUR Pascale 06.75.26.55.54
PICARD Thierry 06.78.10.58.74
Commentaires