HAITI: AIDE AUX VICTIME
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La direction départementale du travail du Nord et le DG de Décathlon France viennent de recevoir le même courrier. Il émane des syndicats CGT, Unsa, CFDT, CFTC et FO de l’entreprise, qui demandent d’une seule voix l’ouverture de négociations sur la souffrance au travail. À l’appui de leur requête, ils invoquent les ratés de l’organisation du travail. Par exemple un inventaire de nuit suivi d’une journée de travail dès le lendemain matin. Ils citent aussi la surcharge de travail par insuffisance d’effectifs, le taux d’absentéisme de plus en plus élevé,le turnover frénétique (4 000 démissions en 2008), les dépressions signalées au médecin du travail et aux représentants du personnel, ainsi qu’un cas de harcèlement porté devant la justice. Décathlon France, qui a la particularité d’avoir supprimé le poste de DRH, a une autre vision de la situation.
Les démissions ?
Normal, dans une entreprise au sein de laquelle la moyenne d’âge est de 28 ans, et qui compte dans ses effectifs de nombreux étudiants.L’ambiance de travail ? Une enquête réalisée par ses soins prouve que 89 % des employés sont heureux de venir travailler.
Du harcèlement ?
Impossible, alors que le tutoiement est de rigueur que et les soirées dansantes en équipe sont monnaie courante. Dans ce contexte, le SOS syndical sera-t-il entendu ?
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