James McCann, directeur exécutif France du groupe Carrefour, quitte le groupe après un an et trois mois
Le groupe Carrefour comptait beaucoup sur James McCann pour redresser un chiffre d'affaires en baisse constante depuis plusieurs années. L'enseigne (5540 super et hypermarchés en France) avait
recruté en janvier de l'année dernière ce quadragénaire anglais, parfaitement bilingue en français depuis son enfance en Algérie. Il avait l'image d'un manager capable
de répondre à la crise par l'innovation.
Mais ses idées n'ont permis ni de regonfler les résultats, ni d'enrayer un mouvement de grève inédit, début avril, parmi les 65 000 salariés du groupe. Carrefour a donc
limogé son directeur exécutif France moins d'une année et demie après son recrutement. «Les performances n'étaient pas à la hauteur des attentes du groupe», a justifié un porte-parole.
Dans la foulée, le groupe a reporté son projet de cotation de la foncière Carrefour Property, qui gère les milliers de m2 des nombreuses implantations de l'enseigne, jugeant impossible de «mener
plusieurs chevaux de bataille en même temps». Carrefour maintient en revanche celui d'introduire en Bourse Dia, son activité hard discount (6647 magasins dans le monde, 9,5 milliards de
chiffre d'affaires).
Le directeur général de Carrefour,
Lars Olofsson, va faire la transition, pour une durée non précisée, il aura a
charge, selon un communiqué du groupe, «d'accélerer le redressement des performances de la France et de poursuivre l'éxecution du plan de transformation».
Fin février, Carrefour s'était aussi séparé de son directeur exécutif Europe Vicente Trius, ancien dirigeant de l'américain Wal Mart, après neuf mois de collaboration.
Commentaires