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20 A -
Le site, inauguré en 2001, produit en temps normal 1000 Yaris par jour. Mais ces derniers temps, la cadence a été ralentie à 837 puis 651 véhicules. La direction a imposé aux 3000 salariés des périodes de chômage partiel, dix journées étalées sur quatre mois. La dernière, d’une durée de quatre jours, remonte à fin juin. Et au retour des congés, fin août, les employés devront tourner en deux équipes au lieu de trois.
Conséquence directe sur l’emploi, «sur les 650 intérimaires encore présents en janvier, il n’en reste plus un seul», déplore Patrice Cambier, secrétaire général du syndicat FO de l’usine. Pour l’instant, les emplois en CDI ne sont pas menacés. Et les périodes de chômage partiel sont rémunérées à 95% du salaire net. Mais pour ça, les salariés ont dû se battre âprement.
«L’an dernier, on s’est mis en grève pour demander le paiement intégral du chômage partiel, poursuit-il. C’était la première fois qu’il y avait une mobilisation de cette ampleur. Le directeur a répondu qu’il préférait crever plutôt que de nous payer à 100%.» Finalement, il a cédé au bout de 11 jours.
Comme toute la filière automobile, le constructeur japonais est touché par la crise financière. Mais il paie surtout les frais
de «l’affaire des pédales». En début d’année, la direction a révélé que la pédale d’accélérateur de plusieurs véhicules dont la Yaris pouvait se bloquer. Après des tergiversations, près de deux
millions de véhicules ont été rappelés en Europe. Quelques jours plus tard, une autre avarie concernait les ceintures de sécurité. Depuis, les ventes sont en chute libre. «Le problème, c’est que
la direction a menti aux clients, poursuit Patrice Cambier. Même nous, les collaborateurs, on n’a pas été informés en interne, on a suivi l’affaire dans les médias.»
Salariés en danger
FO se mobilise
Aujourd’hui, dans certains magasins EURODIF, les conditions de travail affectent la santé des salariés. Les prises d’anxiolytiques, le nombre de plus en plus grand des arrêts maladie traduisent une détresse et une souffrance au travail intolérable.
NOUS SOMMES TOUS CONCERNES.
FORCE OUVRIERE accuse : des surcharges de travail, une pression commerciale, une mauvaise organisation du travail, un sous-effectif, une individualisation qui organisent l'isolement, un stress, une détresse et nourrissent la souffrance.
Les salariées de Nantes nous ont interpellé : le jeudi 20 octobre aura lieu à Nantes une réunion extraordinaire du CHSCT avec pour ordre du jour les conditions de travail.
FORCE OUVRIERE appelle les salariés à se faire entendre pour exiger que cesse le déni patronal sur les conditions de travail, que la société assume son obligation en matière de santé physique et mentale des salariés, que soit reconnue la pénibilité de leur travail.
Si vos conditions de travail sont susceptible d’affecter votre santé ou celle de vos collègues n’hésitez pas contactez nous
SECTION SYNDICALE FORCE OUVRIERE
CATURRA Olympia 06.75.12.02.28 JOLY Sylvie 06.86.32.91.30
TREBOUVIL Chrystelle 06.78.10.52.08 LENGLET Sandra 06.74.81.97.89
CORBE Michelle 06.75.26.77.19 COUVREUR Pascale 06.75.26.55.54
PICARD Thierry 06.78.10.58.74
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