Partager l'article ! 50% des Français comprennent les «chantages à l'explosion»: 50% des Français comprennent les «chan ...
20 A -

Alors que les New Fabris de Châtellerault ont finalement retiré définitivement leurs bouteilles de gaz et accepté un accord de sortie de crise, un sondage Ifop publié dans l'Humanité* montre qu'une majorité de Français comprend la radicalisation des conflits sociaux.
Selon cette enquête mise en ligne sur le site internet du quotidien, 23% des sondés approuvent les séquestrations de patrons, et 62% disent les comprendre. La part des sondés qui condamnent ces séquestrations augmente de 8 points. Quant aux menaces d'explosion d'usines brandies par des salariés concernés par des plans de licenciement, 50% des personnes interrogées disent les comprendre et 16% les approuver.
Les ouvriers sont évidemment les plus nombreux à soutenir ces actions radicales. 44% approuvent ainsi les séquestrations de dirigeants, et 30% sont d'accord avec les menaces de destruction d'entreprises par leurs salariés. «Cela peut laisser à penser que ce type d'actions ne va pas se tarir, puisque ses principaux acteurs restent très déterminés», analyse Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département opinion de l'IFOP.
Invités à se prononcer sur les principales causes de la radicalisation des actions des salariés, 44% des Français interrogés estiment que c'est d'abord «le sentiment d'injustice concernant les rémunérations des salariés et celles des actionnaires et des hauts dirigeants» qui explique le comportement de certains employés. Viennent ensuite «le sentiment que la fermeture du site ou le plan de licenciement est d'abord motivé par des considérations boursières» (38%), «la peur du chômage» (37%), «les conditions de départ et de licenciement jugées insuffisantes» (17%) ou encore «l'insuffisance ou la mauvaise qualité du dialogue social dans les entreprises» (14%). «La présence et l'influence de l'extrême-gauche dans ces mobilisations» n'est avancée que par 11% des Français interrogés.
Salariés en danger
FO se mobilise
Aujourd’hui, dans certains magasins EURODIF, les conditions de travail affectent la santé des salariés. Les prises d’anxiolytiques, le nombre de plus en plus grand des arrêts maladie traduisent une détresse et une souffrance au travail intolérable.
NOUS SOMMES TOUS CONCERNES.
FORCE OUVRIERE accuse : des surcharges de travail, une pression commerciale, une mauvaise organisation du travail, un sous-effectif, une individualisation qui organisent l'isolement, un stress, une détresse et nourrissent la souffrance.
Les salariées de Nantes nous ont interpellé : le jeudi 20 octobre aura lieu à Nantes une réunion extraordinaire du CHSCT avec pour ordre du jour les conditions de travail.
FORCE OUVRIERE appelle les salariés à se faire entendre pour exiger que cesse le déni patronal sur les conditions de travail, que la société assume son obligation en matière de santé physique et mentale des salariés, que soit reconnue la pénibilité de leur travail.
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