Partager l'article ! Les New Fabris mettent fin à leur mouvement: Les New Fabris mettent fin à leur mouveme ...
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Alors qu'ils menacaient début juillet de faire exploser leur usine s'ils n'obtenaient pas 30.000 euros par employé, les 366 salariés de l'équipementier automobile New Fabris, mis en liquidation judiciaire, ont finalement décidé de mettre fin à leur mouvement et d'accepter une prime de 12.000 euros. Une décision votée par 204 voix contre 24. Plus question, donc, de sortir de leur cave les bouteilles de gaz que les New Fabris avaient installées sur le toit de l'usine au début de leur action.
Dans la matinée, le ministre de l'Industrie Christian Estrosi leur avait proposé «un protocole de sortie de crise», qui comprend «une aide personnalisée à la recherche d'emploi d'une montant de 12.000 euros». «Le montant évoqué la semaine dernière lors de la rencontre de Bercy - 11.000 euros bruts, soit 10.120 euros nets - se trouve ainsi majorée de 1.480 euros, soit près de 15%».
«Minable»
«C'est le dialogue social qui a gagné», s'est félicité Christian Estrosi. Dans un communiqué, il s'est dit «heureux du dénouement positif dans le conflit New Fabris», saluant «la sage décision privilégiée par les salariés, qui se mettent ainsi en situation d'aborder l'avenir avec le maximum de garanties».
La proposition du gouvernment avait pourtant été jugée «minable» par la CGT. «Je suis déçu. Ils proposent 12.000 euros, on est très loin des 30.000 euros qu'on souhaitait», avait regretté le porte-parole des salariés Guy Eyermann (CGT).
Jeudi, entre 1.800 et 3.500 personnes avaient défilé à Châtellerault pour soutenir les New Fabris, auxquels s'étaient mêlés les employés d'autres entreprises en difficulté, telles que Thalès, Continental, Renault ou encore Aubade. Partis du site de l'usine de fabrication de pièces mécaniques, les manifestants ont reçu le soutien de quelques personnalités de gauche, dont l'ex-premier ministre Edith Cresson.
Salariés en danger
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