Partager l'article ! atem Zerelli, sa femme Audrey Quesada,: atem Zerelli, sa femme Audrey Quesada, leur fille de 3 ans et demi et leur fi ...
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La dernière fois où il a entendu la voix de son fils, c'est samedi, en début d'après-midi. « On s'appelait tous les deux ou trois jours. Il allait bien. Il m'a dit qu'il pleuvait au Brésil et qu'il me retéléphonerait avant de faire ses valises. Depuis, je n'ai plus eu de ses nouvelles. »
Hier après-midi, dans son appartement des pentes de la Croix-Rousse, rue Pouteau, à Lyon, Mouldi Zerelli est effondré. A l'écart, dans le salon, les femmes pleurent. Ce franco-tunisien qui venait de prendre sa retraite, fin mai, chez Martin, fabricant de machines outils à Villeurbanne, a appris avec les siens, lundi, que toute la famille de son fils aîné avait disparu dans le crash du vol Rio-Paris : Hatem, 30 ans, sa femme Audrey Quesada, 27 ans, Sana, leur fille de 3 ans et demi et Jacim, leur fils de un an et trois jours. « Hatem était du 23 mai, Jacim du 25, ils ont fêté leur anniversaire ensemble là-bas. C'est le destin. Il n'y a pas d'espoir de les retrouver vivants, on ne peut rien faire pour nous » déclare Mouldi, en étouffant des sanglots.
Hatem, Audrey et leurs enfants étaient partis une quinzaine de jours au Brésil, invités par un ancien collègue de l'hypermarché Carrefour d'Ecully (Rhône) qui avait changé de vie pour ouvrir un hôtel au Brésil.
De ce séjour «heureux», quelques bribes sont connues : « On sait qu'ils ont pu visiter le stade de foot Maracana » raconte un frère du disparu. « Hatem et Audrey adoraient voyager, témoigne un autre frère de Hatem. Ils étaient déjà allés en Tunisie, en Egypte, aux Caraïbes... A chaque fois, ils nous rapportaient des petits cadeaux. Cette fois, Hatem m'avait acheté un maillot de foot brésilien» s'étrangle-t-il. « Je n'aimais pas le voir prendre l'avion mais je ne lui ai toujours laissé sa liberté » confie Mouldi qui ajoute, les yeux rougis : «J'espère qu'on trouvera au moins un des quatre corps, sinon, on attendra toute notre vie».
Né à Lyon, comme son épouse, Hatem avait grandi à la Croix-Rousse. « La politesse, la classe même, un ange » selon son père. Décrit comme « bosseur », il travaillait comme chef du rayon textile au Carrefour de l'Isle-d'Abeau (Isère), après avoir occupé différents postes à l'hypermarché d'Ecully, puis de Vénissieux. « Un collègue d'une grande gentillesse » témoigne Elisabeth Mercier, délégué syndicale sur le site de l'Isle-d'Abeau, où une cellule d'accueil psychologique a été ouverte hier par la direction.
Audrey, qui a grandi rue de Cuire, sur le plateau de la Croix-Rousse, a, elle, travaillé quelque temps dans une agence immobilière du 7e arrondissement de Lyon. Puis, dès son premier accouchement, elle a cessé toute activité professionnelle pour se consacrer à ses enfants. Le couple avait emménagé dans un logement situé près de l'ancienne Manufacture des tabacs à Lyon. « Audrey était belle, une très jolie maman », témoigne sa mère, Chantal Quesada, surveillante au Musée des Beaux-Arts de Lyon. « Hatem était le gendre parfait: pour lui, les enfants comptaient par-dessus tout ». Il y a quelques jours, Chantal a reçu sur son répondeur un message d'Hatem. C'était juste avant leur retour en France. «Il nous disait simplement : ne vous inquiétez pas...»
Nicolas Ballet
nballet@leprogres.fr
Les experts ont d'ores et déjà prévenu : l'enquête sur la catastrophe, qui a fait 228 morts, s'annonce très incertaine. Les recherches se sont encore intensifiées hier avec la mobilisation de onze avions, dont trois avions Hercule de l'armée de l'air brésilienne (FAB), un Falcon 50 français et un P-3 Orion américain, ainsi que de plusieurs navires, dont cinq de la Marine brésilienne, qui se dirigeaient également vers les lieux pour trouver et récupérer les débris de l'appareil qui a brutalement disparu dans la nuit de dimanche à lundi, à quelque 1 000 kilomètres des côtes brésiliennes, entre Rio et Paris. L'arrivée du premier navire était prévue hier.
« Plusieurs objets éparpillés dans un rayon de 5 kilomètres, dont un objet apparemment métallique de 7 mètres de diamètre, ainsi qu'une nappe de kérosène de 20 kilomètres », ont été détectés. Des petits débris, dont un siège, avaient été vus auparavant flottant sur une frange de cinq kilomètres à 650 km au nord-est de l'archipel brésilien de Fernando de Noronha et ces morceaux ont été identifiés comme étant ceux de l'Airbus d'Air France. Un avion radar Embraer R-99 a identifié hier matin quatre nouvelles zones où se trouvaient des débris d'avion, à 90 kilomètres au sud de la région initialement délimitée. Des familles des 59 victimes brésiliennes ont créé hier une commission pour suivre les recherches de près.
La France a aussi décidé de dépêcher sur place son navire de recherche et d'exploration sous-marine « Pourquoi pas », équipé de deux robots sous-marins, afin de tenter de repérer l'épave et les « boîtes noires » (enregistreurs). Les experts français du Bureau d'enquêtes et analyses (BEA), chargé de l'enquête, ont toutefois confié leur scepticisme sur la possibilité de retrouver les « boîtes noires ». « On estime qu'on est probablement dans une zone à 3 600-3 700 mètres, il faut savoir qu'on n'a jamais récupéré de boîtes noires à cette profondeur », déclarait hier le ministre français des Transports, Jean-Louis Borloo.
Une famille du Nord-Isère a également été endeuillée : fils de l'ancien bâtonnier berjallien René Tromparent, Bruno était passager du vol AF447. Il effectuait un voyage professionnel. Il avait passé son enfance à Ruy-Montceau (Isère).
Salariés en danger
FO se mobilise
Aujourd’hui, dans certains magasins EURODIF, les conditions de travail affectent la santé des salariés. Les prises d’anxiolytiques, le nombre de plus en plus grand des arrêts maladie traduisent une détresse et une souffrance au travail intolérable.
NOUS SOMMES TOUS CONCERNES.
FORCE OUVRIERE accuse : des surcharges de travail, une pression commerciale, une mauvaise organisation du travail, un sous-effectif, une individualisation qui organisent l'isolement, un stress, une détresse et nourrissent la souffrance.
Les salariées de Nantes nous ont interpellé : le jeudi 20 octobre aura lieu à Nantes une réunion extraordinaire du CHSCT avec pour ordre du jour les conditions de travail.
FORCE OUVRIERE appelle les salariés à se faire entendre pour exiger que cesse le déni patronal sur les conditions de travail, que la société assume son obligation en matière de santé physique et mentale des salariés, que soit reconnue la pénibilité de leur travail.
Si vos conditions de travail sont susceptible d’affecter votre santé ou celle de vos collègues n’hésitez pas contactez nous
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