FO refuse
que les salariés
paient la facture
La crise actuelle n'est pas seulement une crise financière, c'est une crise du système capitaliste.
Pour FO, il est donc indispensable non seulement de «gérer» la crise, mais de s'attaquer à la racine du problème, tant au niveau national qu'européen et international.
L'origine c'est une répartition toujours plus inégalitaire des richesses produites, en France comme ailleurs.
Ces richesses vont de plus en plus aux actionnaires au détriment des salariés et de l'investissement. Par exemple, quand ils exigent 15 à 20%de rendement sur les sommes placées, c'est tout simplement inacceptable et intolérable et cela ne peut se faire qu'en faisant une pression à la baisse sur les salaires, les conditions de travail et l'emploi.
En France, sur une année, ce sont ainsi près de 80 milliards d'euros qui sont détournés.
Sur le plan national, les pouvoirs publics et le patronat ne modifieront pas d'eux-mêmes cette situation.
Ils espèrent «passer la crise» sans rien changer sur le fond. Les banques et les entreprises sont largement soutenues financièrement sans pour autant qu'elles soient contraintes à des contreparties pour les salaires et l'emploi. Mais qui se préoccupe des salariés?
Les seules améliorations qui les concernent se cantonnent aux minima sociaux et à ceux qui sont confrontés à des licenciements.
Pire, les pouvoirs publics passent en force sur le travail du dimanche ou la retraite à 70 ans avec la bienveillance du patronat.
Quant aux fonctionnaires et agents du service public, la crise a bon dos pour permettre au gouvernement d'accélérer ses «réformes» et liquider une partie de l'accès au service public, accroissant ainsi les inégalités sociales.
Face à un gouvernement qui ne comprend que le rapport de forces, c'est aux salariés du privé comme du public de se faire entendre et respecter pour contraindre pouvoirs publics, gouvernement, patronat et employeurs à changer de comportement et de position.
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