« FO vous souhaite une bonne année
2009
Par tous les bouts, ILS veulent détruire le code du travail.
La France est devenue hyperactive comme son Président de la République et son gouvernement au niveau national, comme au niveau
européen. Pour éviter les oppositions sur tels et tels sujets, ils allument des contre-feux pour faire diversion et essayer d’empêcher que les salariés s'organisent le plus largement
possible.
Actuellement, le dossier du temps de travail est morcelé pour le traiter au niveau européen, au niveau national, pour qu’au final, ce soit au niveau de l’entreprise
que les règles soient fixées et parfois au gré à gré entre le salarié et l’employeur. Pour faciliter cette énorme destruction, les politiques avaient
besoin de complices au plus près des salariés.
Cette complicité se cristallise dans la loi sur la représentativité : loi du 20 août 2008 «portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de
travail» qui contient un chapitre sur le temps de travail. Ne soyons pas surpris, cette loi s’appuie sur la position commune signée entre la CFDT, MEDEF, CGPME et la CGT, et cela malgré les
avertissements, au préalable, formulés par FO, notamment dans une lettre publiée dans Le Parisien, adressée à Laurence (MEDEF), François (CFDT) et Bernard (CGT).
Ô surprise, cette mascarade était déjà prévue de longue date et en partie entre le candidat SARKOZY et François CHEREQUE. L’engagement de la CFDT à accompagner la
remise en cause de nos acquis est plus que volontariste.
C’est dans le livre de Jacques COTTA « Riches et presque décomplexés » que
nous retrouvons les aveux de François Chérèque :
…« Merci de m'accueillir. Et commençons donc par la presse. J'ai demandé à
ce qu'elle ne soit pas présente car j'ai décidé de vous parler franchement, sans détour, directement. Entre nous, sans journalistes, ce sera plus simple !
- Pour nous confier des secrets ? plaisante la
salle. »…
…« - Les réformes de la recherche, des régimes sociaux, des retraites, de
l'assurance-maladie, de la santé, des hôpitaux n'ont pas été accomplies. »…
…«la nécessité d'y imposer une CFDT qui aujourd'hui y a des
problèmes»…
…« Alors le président de la CFDT parle de «représentativité». Il a déjà
rencontré à plusieurs reprises «les conseillers de Sarkozy et le candidat lui-même» avec qui ils sont «plutôt tombés d'accord». Il faut «reconnaître les syndicats dans les entreprises», et non
plus au niveau national indépendamment des élections à la base. »…
…« - Vous accepteriez d'être ministre du Travail de Nicolas Sarkozy ou de Ségolène Royal ? »
« - Non, je suis beaucoup plus utile à la place que j'occupe. Je peux faire de la
pédagogie. »…
…« - Je peux vous dire que nous avons vu tous les candidats, outre l'extrême droite ou l'extrême
gauche. »…
…« - Sarkozy nous a présenté un calendrier pour les réformes et moi et ça me va très
bien. On s'y met dès juillet. »…
Voilà les bases de la position commune sont jetées et le but de celle-ci est avoué !
Dès aujourd’hui, le gouvernement et le Président de la République l’utilisent sur le dossier du repos dominical.
C’est clairement, que le Président de la République (l’ancien candidat cité plus haut), annonce que le travail du dimanche relève du temps de travail. Cette annonce
n’est pas innocente, car la loi sur la représentativité prévoit que tout accord sur le temps de travail signé au niveau des conventions collectives ne serait plus étendu. C'est-à-dire que les
entreprises seront libres de les appliquer ou pas, voire de négocier des accords plus défavorables.
Nous ne sommes pas dupes. La volonté est de faire éclater les références sur le temps de travail pour que les salariés travaillent toujours plus au moindre
coût.
Mais ils agissent au nom de qui, le Président de la République et ses ministres ?
Aujourd’hui, différents fronts unitaires se mobilisent contre la remise en cause du repos dominical. Les cinq fédérations syndicales de salariés, de nombreuses
fédérations patronales, des députés de différentes tendances se sont exprimés tour à tour et en toute indépendance sur le sujet, lors d’une conférence de presse le mardi 9 décembre 2008. C’est un
non massif qui s’est exprimé ce jour.
Sur le net, des sites, des blogs, des pétitions, etc. fleurissent pour dire « NON au travail du dimanche ».
Le sondage de BVA commandé par notre Fédération démontre que les salariés sont attachés au repos dominical (voir l’intégralité
sondagebvapdf.pdf).
Mais dans les entreprises, il y a des syndicats ?
La position commune a prévu de diminuer la présence des syndicats qui ne seraient représentatifs que s’ils répondent à plusieurs critères dont le vote des salariés.
Diminuer la présence syndicale, même au niveau des branches…
la CFDT et la CGT ont signé cette compromission au détriment de leurs militants qui sont aussi concernés et plus largement au détriment de l’ensemble des salariés.
C’est pour cela et plus que jamais, qu’il faut appeler à rejoindre notre Organisation syndicale car nous restons cohérents dans nos positions et nos actes. Nous
sommes contre la remise en cause du temps de travail et nous ne sommes pas signataires de la position commune.
Avec FO, il n’y a pas de deal, nous avons choisi notre camp, celui des salariés en défendant les
droits des salariés dont le repos dominical, les salaires, le code du travail et les conventions collectives.
Cet article a été publié le Mercredi 7 janvier 2009 à 18:17 et est catégorisé sous Repos Dominical, Journal Employés Cadres général. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le fil RSS 2.0. Les commentaires sont actuellement fermés mais vous pouvez faire un
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