Partager l'article ! 1990-2010 : Les cadres, 20 ans après: 1990-2010 : Les cadres, 20 ans après ...
20 A -
Des cadres plus nombreux
Alors qu'ils n'étaient que 2 millions en 1990, les cadres sont aujourd'hui près de 3,5 millions. Ainsi, en 20 ans, la proportion de cadres dans l'emploi salarié a augmenté de 62%. Même si les
cadres sont principalement des hommes, l'accès des femmes au statut cadre a explosé ces dernières années : les effectifs de femmes cadres ont augmenté de 136% contre 39% pour les hommes.
Les avantages d'être cadre sont perçus différemment aujourd'hui
En 2010, 60% des cadres considèrent que le fait d'avoir un travail intéressant est le principal avantage. En 1990, c'était la liberté et l'autonomie qui étaient placées en première position.
D'après les interrogés de 2010, la place des cadres dans l'entreprise reste essentielle, mais moins pour peser sur les décisions et les stratégies de leurs entreprises que pour l'expertise, de
plus en plus pointue, qu'ils peuvent apporter. Ce ressenti n'est pas sans lien avec l'élévation du niveau d'étude des cadres.
L'inconvénient principal : l'isolement
Bien que les cadres se sentent de plus en plus en proximité avec les autres salariés, leur position dans l'entreprise les isole. Ils exercent une forme de pouvoir dans l'organisation soit par
leur responsabilité managériale soit par leur expertise. En revanche, leurs marges de manoeuvre sont limitées surtout lorsqu'ils n'adhèrent pas aux décisions prises par leurs dirigeants.
Plus distanciés à l'entreprise
Les cadres sont beaucoup plus critiques vis-à-vis de leurs dirigeants. Notamment, seule la moitié d'entre eux estiment que leurs dirigeants sont attentifs à leurs conditions de travail.
Globalement, plus de 40% des cadres s'estiment perdants entre leur investissement dans le travail et ce qu'ils reçoivent en retour (rémunération, évolution de carrière...).
Même si l'étude ne révèle pas une remise en cause radicale par les cadres des stratégies de leurs entreprises, elle montre tout de même que les cadres se sont éloignés de leurs entreprises, ayant
pris conscience du fait que les questions sociales, ou les impacts humains des décisions ne sont pas une priorité pour leurs dirigeants.
La transformation du marché du travail a rendu les cadres plus exigeants
Le taux de chômage des cadres est plus faible que celui des autres salariés, mais il a tout de même augmenté fortement au début des années 90. La précarité est également plus importante : entre
le début des années 90 et aujourd'hui, la proportion des cadres déclarant avoir déjà occupé un poste en CDD est passée de 7% à 44% en 2010. Il en est de même pour l'intérim : 32 % des cadres ont
déjà exercé un emploi en intérim en 2010, contre 9 % en 1990.
Le contexte actuel s'est accompagné d'une dégradation de leurs conditions de travail ainsi que d'une pression accrue. Or, l'enquête montre que les cadres de 2010 souhaitent toujours s'épanouir
dans leur travail, mais pas à n'importe quel prix. Ils accordent de plus en plus d'importance à l'équilibre vie privée – vie professionnelle.
L'implication des cadres dans l'entreprise ne se fera plus au détriment de leur équilibre de vie ou de leur santé. Il est temps que les entreprises prennent conscience de cette évolution ou elle
risque de précipiter la démotivation et le désengagement des cadres.
![]() |
|
FO-Cadres 2, rue de la Michodière 75002 Paris Tel: +33 1 47 42 39 69 Fax: +33 1 47 42 03 53 contact@fo-cadres.fr |
Salariés en danger
FO se mobilise
Aujourd’hui, dans certains magasins EURODIF, les conditions de travail affectent la santé des salariés. Les prises d’anxiolytiques, le nombre de plus en plus grand des arrêts maladie traduisent une détresse et une souffrance au travail intolérable.
NOUS SOMMES TOUS CONCERNES.
FORCE OUVRIERE accuse : des surcharges de travail, une pression commerciale, une mauvaise organisation du travail, un sous-effectif, une individualisation qui organisent l'isolement, un stress, une détresse et nourrissent la souffrance.
Les salariées de Nantes nous ont interpellé : le jeudi 20 octobre aura lieu à Nantes une réunion extraordinaire du CHSCT avec pour ordre du jour les conditions de travail.
FORCE OUVRIERE appelle les salariés à se faire entendre pour exiger que cesse le déni patronal sur les conditions de travail, que la société assume son obligation en matière de santé physique et mentale des salariés, que soit reconnue la pénibilité de leur travail.
Si vos conditions de travail sont susceptible d’affecter votre santé ou celle de vos collègues n’hésitez pas contactez nous
SECTION SYNDICALE FORCE OUVRIERE
CATURRA Olympia 06.75.12.02.28 JOLY Sylvie 06.86.32.91.30
TREBOUVIL Chrystelle 06.78.10.52.08 LENGLET Sandra 06.74.81.97.89
CORBE Michelle 06.75.26.77.19 COUVREUR Pascale 06.75.26.55.54
PICARD Thierry 06.78.10.58.74
Commentaires