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EURODIF FO

Texte Libre

Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 22:14


Jean-René Buisson : « La gestion du Medef pourrait être plus collégiale »



Le président de l'Ania va consulter sa fédération sur un éventuel départ du syndicat patronal. Il affirme cependant que cette décision n'a rien à voir avec la gestion de Mme Parisot, qu'il a déjà critiquée, ni avec les rapports difficiles que l'industrie alimentaire entretient au Medef avec la grande distribution.

au Medef ?

C'est ça.

 - -

Stéphane Soumier : Jean-René Buisson, le président de l'Association nationale des industries alimentaires [Ania], est avec nous. Votre secteur compte 10 600 entreprises et 412 500 salariés, c’est bien cela ?
Jean-René Buisson :
Exactement.

Et vous versez 600 000 euros de cotisation



Vous trouvez que c’est trop cher ?
C'est un peu simplificateur de dire cela, mais il est vrai que c'est une partie importante de notre budget, cela représente 15 % du budget de l'Ania, qui est une holding de fédérations sectorielles. Au moment où la crise pèse sur toutes les entreprises, où elles réalisent elles-mêmes des réductions drastiques de coûts, où elles se posent des questions sur tout ce qu'elles paient à l'extérieur, il est normal que nous nous interrogions aussi sur les budgets et les cotisations de nos fédérations.

N’est-ce pas un prétexte ? Je n'arrive pas à croire que vous preniez une décision aussi lourde que celle de mettre au vote l'adhésion ou non d'une telle fédération au Medef simplement pour négocier le tarif de votre cotisation. Il s’agit bien de la première fédération en chiffre d'affaires.
Vous avez tort, puisque aujourd'hui toutes les entreprises remettent en cause l'ensemble de leurs coûts, car elles pensent que la crise sera durable, qu'elle ne s’arrêtera pas aux années 2009 et 2010 et qu'il est important de travailler sur la structure globale de leurs coûts.

Quel est le problème pour le retour sur investissement ? Que le Medef est trop favorable à ce qui est le côté obscur de la force de l'alimentaire, c'est-à-dire la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution [FCD], qui représente la grande distribution ?
C'est un faux problème : nos relations avec la distribution, que l'on soit au Medef ou non, on les gère.

Elles sont exécrables de toute façon, c'est ce que vous dites ?
Non, nos relations sont ce qu'elles sont, mais le Medef est neutre dans les relations industrie-commerce, comme les deux sont adhérents, il n'a pas d'impact sur nos rapports.

Mais à un moment il faut peser sur celui qui fait les normes et les réglementations, c'est-à-dire l'Etat ?
Oui, mais on le fait très bien nous-mêmes, et d'ailleurs le Medef n'intervient pas dans ce domaine-là, puisque, par définition, il lui est difficile de prendre parti, la FCD et l’Ania étant l'une et l'autre adhérentes. Le Medef n'a donc pas de rôle à jouer dans cette partie.

Vous avez soutenu Laurence Parisot au départ, au moment où elle lançait sa campagne...
Bien sûr, j'ai été un de ses soutiens les plus actifs.

Forcément, on s'interroge sur la coïncidence entre le vote auquel vous allez procéder dans la semaine et le fait que Laurence Parisot est en ce moment en campagne pour sa réélection.
Il n'y a pas de lien, dans la mesure où l'on est vraiment confrontés à un problème de cotisation.

On ne peut pas croire que vous ne fassiez pas pression, à la demande peut-être de vos adhérents, sur Laurence Parisot et sur l'actuelle direction du Medef. Vous pouviez attendre un an pour vous poser ces questions fondamentales que vous allez vous poser pendant la semaine...
Non, nous ne pouvions pas. C'est très facile à vérifier en regardant nos comptes sur Internet, car nous sommes absolument transparents dans ce domaine ; nous sommes la première fédération qui ait des comptes certifiés depuis deux ans. On peut donc voir que nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas régler ce problème cette année, sauf à avoir des déficits inacceptables.
J'ai baissé les cotisations de 10 % pour l'ensemble des fédérations de l’Ania cette année, compte tenu de la situation de leurs propres entreprises dans la crise, et je suis donc confronté à un problème qu'il faut traiter. Peut-être que d'autres fédérations se poseront ce type de question, cela n'a rien à voir avec la réélection de Laurence Parisot, qui n'est d'ailleurs pas encore véritablement engagée.

Mais vous trouviez son exercice du pouvoir un peu trop solitaire, un peu trop personnel...
C'est un autre problème, je me suis déjà exprimé sur ce sujet à plusieurs reprises. Je suis considéré, je crois, comme quelqu'un de relativement indépendant et qui dit les choses, je peux me permettre de les dire telles que je les pense. Je trouve effectivement que, parfois, la gestion du Medef pourrait être plus collégiale, plus conviviale et plus sympathique, mais c'est un autre problème, cela n'a rien à voir avec les cotisations.

Passons à un autre sujet. Cette semaine, je crois que vous allez proposer au gouvernement et au chef de l'Etat une contribution volontaire pour aider à lutter contre l'obésité. Je me trompe ?
Non, je fais partie d'une commission qui a été créée à l'initiative du chef de l'Etat pour réfléchir de manière pluridisciplinaire, avec beaucoup d'autres personnes, aux conséquences de l'obésité et aux solutions qui pourraient être trouvées. La contribution volontaire a été évoquée parmi d'autres choses, mais, quand la commission rendra son rapport au chef de l'Etat et qu’il en donnera les éléments, vous verrez les mesures qui en ressortiront. La question a été évoquée parmi d'autres. Je ne peux absolument pas dévoiler le contenu des discussions de la commission.

J'ai l'impression que chacun en ce moment doit faire des efforts pour rester socialement acceptable ?
Absolument, bien sûr, il faut faire des efforts dans ce domaine puisque cela fait partie des grands enjeux, mais dans un contexte économique extrêmement difficile, ce qui complique les choses encore un peu plus.


commentaire - Par angeline351
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SALARIES EN DANGER

 

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Salariés en danger

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Aujourd’hui, dans certains magasins EURODIF, les conditions de travail affectent la santé des salariés. Les prises d’anxiolytiques, le nombre de plus en plus grand des arrêts maladie traduisent une détresse et une souffrance au travail intolérable.

 

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Les salariées de Nantes nous ont interpellé : le jeudi 20 octobre aura lieu à Nantes une réunion extraordinaire du CHSCT avec pour ordre du jour les conditions de travail.

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