Ces nouvelles boutiques qui révolutionnent le shopping
C’est la dernière mode venue des Etats-Unis : les boutiques éphémères débarquent en France. Elles attirent les foules. Au risque de faire de
s dégâts chez leurs concurrents.
Pour trouver de nouveaux moyens de séduire le consommateur et le convaincre de desserrer les cordons de sa bourse, les commerçants redoublent d’imagination. Leur dernière trouvaille ? La boutique
éphémère. Importé des Etats-Unis, le concept est simple : un lieu de vente provisoire qui peut durer de quelques semaines à plusieurs mois. Et met en avant, dès l’ouverture, sa date de
fermeture
l
L’objectif : donner un sentiment d’urgence au consommateur pour l’inciter à se « lâcher ».
Ces boutiques Kleenex s’ouvrent à l’occasion, par exemple, de périodes de forte affluence comme Noël, ou du lancement d’un nouveau produit. Elles sont aussi l’occasion pour les marques de tester le
marché. Ce fut le cas le cas du japonais Uniqlo avec sa boutique temporaire dans le quartier branché du Marais, à Paris, avant l’ouverture définitive de sa boutique près de l’Opéra. « Le point de
vente reste l’endroit par excellence où le lien se noue avec les clients », explique Thierry Bisseliches, qui a fondé, en avril 2009, My Pop Up Store, une société qui propose des concepts de
boutiques éphémères clé en main.
« Ça profite à tout le monde »
« La surenchère qu’on observe de magasins toujours plus grands coûte très cher, poursuit-il, alors que l’investissement dans un lieu transitoire est moins élevé. » Encore réservé à la capitale, le
phénomène devrait bientôt s’étendre à toute la France. Des magasins éphémères d’une grande marque de maillot de bain vont ainsi voir le jour dans les stations balnéaires l’été prochain. La tendance
s’annonce durable si l’on observe ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique où le shopping est une distraction à l’égal de la télévision.
Pour certains commerçants indépendants, la concurrence soudaine de ces enseignes surgissant du néant peut être redoutable
. Mais dans l’ensemble, elles sont plutôt bien accueillies. « Une
boutique qui crée de l’animation profite à tout le monde », confirme Thierry Bisseliches. Le phénomène pourrait d’autant mieux fleurir dans l’Hexagone que les Français n’ont pas déserté les
magasins. Pour preuve : la bonne tenue de la consommation des ménages qui a encore augmenté de 1,1 % en octobre.l
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