Partager l'article ! BACCARAT.GREVE CONTRE LE TRAVAIL DU DIMANCHE: Les salariés du Casino de « Baccarat » en grève contre le travail dominical ...
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Hier dès 10 heures, la totalité des employés du supermarché Casino du carrefour de Baccarat, au Puy-en-Velay, se sont mis en grève pour
obtenir l'annulation du projet de la direction d'ouvrir le magasin chaque dimanche matin à compter de décembre. « C'est une remise en cause de notre vie familiale. Nous travaillons chaque samedi,
nos horaires sont atypiques : fermetures à 20 heures, travail en coupé… Nous n'avons que le dimanche pour voir notre famille, nos amis, participer à la vie sociale », explique Marcelline Proriol,
déléguée FO du magasin.
Travailler plus pour gagner plus ? Un argument qui ne tient pas pour ces salariés. « Les majorations du dimanche sont de 25 % seulement. La direction entend bien positionner ces ouvertures dans nos horaires réguliers, si bien qu'un dimanche ne nous rapporterait que 6 à 8 euros de plus à la fin du mois. C'est vraiment se moquer du monde. »
Les délégués syndicaux ont rencontré l'inspection du travail et la mairie du Puy. « La commune du Puy est couverte par un arrêté préfectoral qui interdit la vente des produits alimentaires le dimanche, à moins de fermer le lundi. Pourquoi y aurait-il d'un côté des commerçants qui respectent le principe du repos hebdomadaire fixe pour leurs salariés en fermant leur magasin et de l'autre côté la grande distribution qui s'en affranchirait ? Nous attendons de l'inspection du travail qu'elle fasse respecter l'arrêté préfectoral. »
Les grévistes ont obtenu une entrevue à 11 heures avec le directeur régional venu de Saint-Étienne. Selon FO, ce dernier a annoncé que « le projet était ajourné » pour le mois de décembre, tout en maintenant la position de la nécessité de l'ouverture dominicale. Ce qui est loin de satisfaire les syndicats, prêts à renouveler leur mouvement.
Salariés en danger
FO se mobilise
Aujourd’hui, dans certains magasins EURODIF, les conditions de travail affectent la santé des salariés. Les prises d’anxiolytiques, le nombre de plus en plus grand des arrêts maladie traduisent une détresse et une souffrance au travail intolérable.
NOUS SOMMES TOUS CONCERNES.
FORCE OUVRIERE accuse : des surcharges de travail, une pression commerciale, une mauvaise organisation du travail, un sous-effectif, une individualisation qui organisent l'isolement, un stress, une détresse et nourrissent la souffrance.
Les salariées de Nantes nous ont interpellé : le jeudi 20 octobre aura lieu à Nantes une réunion extraordinaire du CHSCT avec pour ordre du jour les conditions de travail.
FORCE OUVRIERE appelle les salariés à se faire entendre pour exiger que cesse le déni patronal sur les conditions de travail, que la société assume son obligation en matière de santé physique et mentale des salariés, que soit reconnue la pénibilité de leur travail.
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