Suppressions d'emplois à la BN : le personnel inquiet pour la pérennité du site à Vertou

Publié le par angeline351

Suppressions d'emplois à la BN : le personnel inquiet pour la pérennité du site à Vertou

Suppressions d'emplois à la BN : le personnel inquiet pour la pérennité du site à Vertou

Fin septembre, le groupe turc Yildiz a annoncé un projet de réorganisation de United Biscuits France, qu’il a racheté en 2014, débouchant sur la suppression de 37 emplois à la BN. Des postes qui concernent les bureaux à Nanterre et l’unité de production à Vertou.

Un plan social a été lancé pour « définir les  catégories professionnelles concernées, les critères d’ordre, les conditions de reclassements internes et externes… » Les négociations étaient en cours entre la direction de la BN et les représentants du personnel. Mais elles sont interrompues depuis ce vendredi 13 novembre, date à laquelle s’est tenu un comité social et économique (CSE).

Une direction « pas dans une dynamique de négociation »
A l’issue de ce dernier, les élus ont en effet déploré l’attitude du groupe United biscuits, et bloqué les discussions.

"Nos dirigeants ne sont absolument pas dans une dynamique de négociation, mais dans une amélioration minimaliste de leur document unilatéral. Les quelques réponses apportées sont bien en deçà des besoins des futurs salariés licenciés, ni proportionnels aux moyens du groupe Pladis (ndlr. qui inclus United biscuits et donc la BN)",estiment-ils.

 

Pour le personnel, la direction fait également abstraction au code du travail.

"Par exemple, les catégories professionnelles communiquées par la direction, permettent d’identifier clairement le nom des personnes potentiellement licenciables ce qui est contraire à l’esprit de la loi".

« Où est l’argent du CICE et de la vente de Delacre ? »
Les salariés rappellent également que le groupe Pladis a perçu 3,2 millions d’euros (de 2014 à 2018) au titre du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi ), et qu’United biscuits France a perçu  25 millions d’euros lors de la vente de Delacre à Ferrero, « une somme qui est remontée directement aux actionnaires, sans permettre à l’entreprise de pouvoir investir afin d’innover pour se redévelopper ».

Aujourd’hui, les 331 salariés de la BN demeurent très inquiets, quant à l’avenir d’un site qui ne sort plus que 14 000 tonnes de biscuits, dont le fameux choco-BN, contre plus de 25 000 il y a quelques années. 

"On était plus de 500 il y a 20 ans. On a eu des visites pour vendre le site. On perd des contrats avec la grande distribution. La direction nous annonce une baisse de production et aucune modernisation. Bref, cela ne sent pas bon du tout",

avait déclaré un élu du CSE lors de la réunion de fin septembre. 

Née en 1896, la Biscuiterie nantaise est un fleuron de l’économie de Loire-Atlantique. L’entreprise n’avait plus connu une telle secousse depuis 1993 (suppression de 60 emplois).

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