Scandaleux ! 1250 intérimaires licenciés chez PSA Sochaux et Rennes

Publié le par angeline351

Scandaleux ! 1250 intérimaires licenciés chez PSA Sochaux et Rennes

C'est reparti de plus belles. Le groupe PSA, sous prétexte de crise sanitaire et de baisse de production ponctuelle, a mis au chômage 750 intérimaires à Sochaux puisque l’équipe de week-end est supprimée temporairement sans date de reprise, et 500 à Rennes où l'équipe de nuit est suspendue.

1250, c’est le nombre d’intérimaire mis à la porte par le groupe PSA, à Sochaux et à Rennes. L’argument de la baisse des demandes est complètement dérisoire et sans fondement, puisque le groupe PSA ne se positionne plus sur les ventes de véhicules mais sur les gains de productivité. Mais PSA profite largement de la situation de la crise sanitaire comme l’ensemble du patronat pour dégraisser, et ce sont les plus précaires qui en font les frais. Dans la période aucune embauche ne se fait autrement que par l’appel à des contrats intérimaires. Dernièrement, une nouvelle équipe devait se monter a Sochaux et ce sont 250 intérimaire qui ont été embauchés. Une méthode très pratique puisque PSA peut s’en séparer dés lors que ses profit risquent de baisser. Idem à PSA Rennes où 500 postes vont être supprimés avec l’arrêt de l’équipe de nuit qui est composée presque exclusivement d’intérimaires. Sur un effectif de 2200 salariés, 800 sont intérimaires .

Des contrats précaires pour se séparer de centaines de salariés, sans faire de PSE ni de plan de licenciement
La situation est ainsi, puisqu’à chaque fois qu’il y a des équipes à monter et des effectifs supplémentaires à embaucher, ce sont des précaires qui le sont, et jamais en CDI. Une stratégie qui permet de pouvoir liquider des équipes entières et 500 emplois sans faire la une des journaux, puisque les intérimaires sont la variable d’ajustement utilisée à cet effet. Une stratégie qui devient la norme dans le secteur automobile, chez PSA comme chez les entreprises sous-traitantes.

Des licenciements « non officiels » qui, ne l’oublions pas, entrent dans le cadre de la crise sanitaire et des aides octroyées aux grands groupes comme PSA avec un montant de 8 milliards pour la filière automobile. Licencier des salariés intérimaires uniquement pour ne pas payer de salaires pendant cette période et augmenter encore les profits est jusque scandaleux alors que tous les feux sont au vert avec un chiffre d’affaire de 12 milliards pour le groupe PSA .

Des centaines de précaires pris en otage par PSA pour faire pression sur le gouvernement
Depuis le début de ce re-confinement light, les concessions automobiles sont fermées et PSA veut imposer leur réouverture pour pouvoir vendre à nouveau des voitures. Il s’agit là de l’argument majeur pour justifier de se séparer de centaines d’intérimaires. Dans cette situation, trois organisations syndicales ont publié un communiqué de presse pour soutenir le patron de PSA (FO , CFE-CGC et CFTC) en mettant en avant le fait que la fermeture des concessions automobile entraînera une catastrophe pour les emplois, et avançant que le protocole sanitaire chez PSA est l’un des meilleurs du pays.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ensemble des salariés des usines PSA ne partagent pas ce constat Au quotidien, ce sont des cadences infernales dans les usines, des contaminations en masses et des postes supprimés par centaines. Le tout sans pauses ou presque pour souffler, et alors que travailler masqué augmente la pénibilité.

Contre les suppressions d’emplois ! Tous les salariés précaires en CDI !
Avec les conditions de travail actuelles, tous les intérimaires peuvent aider sur les lignes de montage. A contrario du scenario actuel et des licenciements, il serait indispensable de créer des postes supplémentaires et de baisser les cadences pour travailler dans de meilleures condition.

Pour cela, il est indispensable de rompre avec la politique de dialogue social, et d’exiger des embauches massives en CDI, pour éviter ce turn-over brutal et mortifère. Le mot d’ordre doit ainsi être 0 licenciements, d’intérimaire comme de CDI, 0 pertes de salaires, une baisse du temps de travail pour éviter les contaminations et une hausse générale des salaires, pour lutter contre les situations de précarité dans lesquelles sont plongées les travailleurs et les mêmes conditions de travail pour tous, salariés d’entreprises donneur d’ordre ou sous-traitante. Une logique qui va à l’encontre de la politique de la direction, et qui nécessiterait un rapport de force d’ampleur capable de faire plier la direction de PSA.

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