Renault : les syndicats valident le plan de 2.500 départs volontaires

Publié le par angeline351

Renault : les syndicats valident le plan de 2.500 départs volontaires

Trois des quatre organisations syndicales du groupe (CFE-CGC, CFDT et FO) ont signé l'accord « transformation des compétences » du groupe, qui donnera le coup d'envoi aux suppressions de 2.500 postes dans les fonctions tertiaires et l'ingénierie. Un plan de rupture conventionnelle collective sera lancé début décembre.

Six mois après l'annonce de 4.600 suppressions de postes dans l'Hexagone, Renault entre dans le dur. Les syndicats ont validé ce vendredi l'accord de « transformation des compétences », qui donnera le coup d'envoi à un plan de rupture conventionnelle collective (RCC) dans les fonctions tertiaires et l'ingénierie. Trois syndicats (CFE-CGC, CFDT et FO), totalisant selon la direction 75 % de représentativité, ont signé le texte qui leur a été présenté en début de semaine, tandis que la CGT a annoncé qu'elle ne signerait pas.

Concrètement, Renault table grâce à cet accord sur 2.500 départs volontaires au sein des 15.000 salariés concernés (1.500 ingénieurs et 1.000 dans le tertiaire). Le plan de RCC, qui s'ouvrira début décembre et courra jusqu'à fin septembre 2021, pourra être utilisé par 1.900 personnes maximum, à condition d'avoir un projet (CDI, reconversion, création d'entreprise, etc). Les indemnités légales de licenciement seront dans ce cas assorties d'indemnités complémentaires et d'accompagnement au projet, selon les cas.

Renforcement des compétences
Renault a par ailleurs prolongé son dispositif actuel de préretraite, et compte également sur les départs naturels pour atteindre son objectif. L'effectif sur ce périmètre a d'ailleurs déjà baissé de 600 personnes depuis le 31 décembre dernier. « Nous avons convenu de nous revoir à l'issue du plan, fin 2021, et de nous donner du temps pour dialoguer sur d'autres mesures si l'objectif n'était alors pas atteint », indique le DRH France, Tristan Lormeau.

Le plan a été assorti d'un volet « renforcement des compétences », prévoyant des recrutements (au moins 250 CDI) et des programmes de formation, ainsi qu'un volet de suivi de mise en oeuvre du plan, via des commissions spécifiques.

 

Dans les usines tricolores, où l'objectif affiché en mai est de supprimer 2.100 postes, il ne devrait en revanche pas y avoir de plan de RCC. « Entre les départs naturels (estimés à 350 par an) et les départs en préretraite (environ 800), nous ne serons pas très loin de l'objectif », avance Tristan Lormeau. Lors de l'annonce de son vaste plan d'économies , fin mai, Renault avait indiqué vouloir supprimer 15.000 postes dans le monde, dont 4.600 en France.

Délocalisation de la sous traitance
Pour les syndicats signataires, cet accord est un moindre mal. La CFE-CGC, premier syndicat du groupe, estime « avoir évité des licenciements via un PSE que la situation de Renault aurait pu justifier », et insiste sur le fait qu'il concerne « aussi bien les salariés qui décident de partir que ceux qui veulent rester ». De son côté, tout en continuant de « dénoncer le plan de réduction des coûts basé sur une délocalisation de la sous-traitance et un renforcement de l'activité des centres techniques à l'étranger », la CFDT a signé pour « préserver l'avenir », insiste son délégué central, Franck Daoût.

FO se félicite de même d'avoir évité les départs contraints, tandis que la CGT, dénonçant l'absence de plan stratégique pour l'avenir de l'entreprise, estime que la direction n'a présenté « aucun élément financier justifiant une telle hémorragie des effectifs dans les fonctions globales ».

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