Confinement : ces produits que vous ne trouverez plus en supermarché

Publié le par angeline351

Confinement : ces produits que vous ne trouverez plus en supermarché

Jean Castex a décidé d'interdire à partir de mardi dans les grandes surfaces "la vente des produits qui (...) sont d'ores et déjà interdits dans les commerces de proximité". Un décret arrêtera mardi la liste de ces produits que vous ne trouverez plus en supermarché.

Le décret sur les activités commerciales autorisées à accueillir le public durant cette nouvelle période de confinement a été publié vendredi 30 octobre. Outre les commerces alimentaires, sont autorisés les opticiens et pharmaciens, les magasins multi-commerces, les vendeurs de matériaux de construction et quincaillerie, d'alimentation animale, de bureautique, de tabac et vapotage, la réparation de véhicules, les blanchisseries ou encore les activités financières et d'assurance. S'y ajoutent les centres commerciaux, qui "ne peuvent accueillir un nombre de personnes supérieur à celui permettant de réserver à chacune une surface de 4 mètres carrés", le préfet pouvant aussi limiter le nombre maximum de personnes. 

Les réactions des commerçants sont épidermiques parce que la période est cruciale pour leur activité. "Quinze jours, en cette période, c'est deux mois de chiffre d'affaires perdus!", s'exclame Franck Mathais, porte-parole de JouéClub. "Et le stock dans les magasins de jouets dans leur ensemble, c'est plus de 600 millions d'euros de valeur de vente".

La grande distribution devra retirer de ses rayons les produits qui pourraient être vendus dans les petits commerces
Justement, on trouve les jouets dans la liste des produits "qui ne sont pas de première nécessité" et que les grandes surfaces ne seront plus autorisées à distribuer à compter de mardi 3 novembre. Le Premier ministre Jean Castex en a décidé ainsi dimanche soir, par souci d'équité avec les commerces de proximité qui doivent garder portes closes, en raison de des consignes sanitaires.

Outre les jouets, les produits culturels (livres, CD, DVD, jeux vidéo), les fleurs, les bijoux, le textile, la chaussure, les meubles et l'électroménager sont d'ores et déjà interdits dans les commerces de proximité. Vendredi déjà, après la mobilisation du secteur du livre, le gouvernement avait ordonné aux grandes surfaces autorisées à rester ouvertes de fermer leurs rayons de produits culturels. Il devrait en aller de même pour leurs rayons électroménager, chaussures, fleurs et textile.
Le critère de première nécessité sert au gouvernement pour distinguer les produits autorisés ou non
En attendant de pouvoir prendre connaissance de la teneur du décret d'application demain mardi, qui précisera la liste des produits de première nécessité toujours autorisés à la vente, les professionnels s'émeuvent du flou qui persiste et de certaines formes d'incohérence. Le secrétaire d'État aux PME Alain Griset ne satisfait personne en précisant, ce matin sur France Info, que si les produits d'hygiène corporelle seront maintenus en rayon, le maquillage, lui, sera retiré des supermarchés. Alors que pour bon nombre de Français, le distinguo est faible entre ces deux types de produits. Les produits d'entretien de la maison, eux aussi, devraient restés autorisés en supermarché.

"Je préfère qu'on utilise le terme de produits de première nécessité", a confié Alain Griset sur France Info. "Je précise que la coiffure à domicile et l'esthétique à domicile ne pourront pas être exercés. Les produits d'hygiène seront gardés, le maquillage non. Les grandes surfaces les retireront. Il y aura une obligation pour la grande distribution de ne pas mettre dans les rayons les produits qui pourraient être vendus dans les petits commerces."

A l'inverse, les grandes surfaces devraient conserver le droit de distribuer pendant le confinement les produits alimentaires et les boissons (y compris alcoolisées), les aliments pour animaux et les engrais (comme toute la jardinerie). De même, les produits d'entretien automobile comme la quincaillerie, la papeterie et les rayons informatiques seront maintenus dans la grande distribution, 

Enfin, le texte autorise l'ensemble des magasins à "accueillir du public" "pour leurs activités de livraison et de retrait de commandes", le fameux click&collect (commande en ligne, retrait en magasin).

Une décision du gouvernement contestée par les maires et les commerçants
Philippe Laurent, maire (UDI) de Sceaux et secrétaire général de l'Association des Maires de France (AMF) a exigé lundi du ministre Bruno Le Maire qu'il "retire ses propos" de la veille sur "cette poignée de maires irresponsables qui prennent des arrêtés contraires aux décisions prises par l'Etat" et qui, ce faisant, "menacent la santé des Français" sous prétexte de soutenir les commerçants.

Philippe Laurent a salué la décision de fermeture des rayons dits non essentiels des grandes surfaces, annoncée dimanche soir par le Premier ministre Jean Castex, qui "rétablit au moins une partie de l'équité" avec les petits commerces, en soulignant toutefois que la question du "commerce en ligne, qui va probablement prospérer", reste entière. (Avec AFP).

Ce point a retenu l'attention du premier secrétaire du PS Olivier Faure a dénoncé sur France 2 "l'incohérence" de la décision du Premier ministre Jean Castex de laisser fermés les petits commerces mais de bloquer l'accès aux rayons de produits non-essentiels dans les grandes surfaces, au seul profit d'Amazon selon lui. A l'Assemblée nationale, les députés PS ont déposé une proposition de résolution réclamant l'instauration d'une "contribution exceptionnelle" des entreprises d'e-commerce, qui profitent "d’une situation de concurrence inéquitable puisqu’elles peuvent continuer à vendre leurs produits quand les commerces de centre-ville ne le peuvent plus".

En Ile-de-France, la présidente de région (Libres!) Valérie Pécresse a demandé sur Europe 1 que "très vite, si le contexte sanitaire le permet, les préfets puissent prendre des dérogations pour des réouvertures de petits commerces".


 

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