YANN LE FOL : L’ENQUÊTE AVEC LE SG DE LA PRÉFECTURE ET LA DIRECCTE

Publié le par angeline351

YANN LE FOL : L’ENQUÊTE AVEC LE SG DE LA PRÉFECTURE ET LA DIRECCTE

Yann Le Fol : Ci-dessous ce que j’ai abordé ce matin avec le SG de la préfecture et la DIRECCTE

La crise sanitaire actuelle gérée de façon très archaïque rajoute aux difficultés existantes des problèmes de sécurité, de droit et dérèglementation du travail, etc. Des dommages collatéraux s’ajoutent à ce qui se passe dans les hôpitaux et cliniques : les citoyens ne fréquentent plus ou très peu les urgences de peur d’être au contact du COVID-19, des pathologies ne sont plus suivies ou détectées. C’est d’ailleurs ce que les médecins libéraux ont déclarés à l’ARS lorsqu’il leur a été demandé d’arrêter le suivi patient.

Nous ne pouvons pas tolérer que les recommandations en matière de protections soient faites en fonction des stocks. Pour les masques par exemple en EHPAD il était demandé au début de l’épidémie de ne pas porter de masques par soucis d’économie. Il fallait en mettre un lorsqu’un premier patient ou résident serait déclaré COVID.

Quand on connait la période d’incubation, on a pu voir le résultat avec + de 20% des résidents contaminés dans les EHPAD du grand EST !

C’est intolérable !

En parallèle, ce jour au CH de ST NAZAIRE ils ont découverts 228 000 masques chirurgicaux et 12 000 FFP2 stocké à la période du virus H1N1…..

Tout le monde aurait pu être protégé dès le départ.

Alerte sur les surblouses, tabliers plastiques mais aussi médicaments qui viennent à manquer. Au niveau des tests, il est inadmissible d’entendre qu’un labo vétérinaire s’était proposé et qu’à 3 reprises l’état a refusé les 1000 test/jours. Tous les professionnels doivent être testés ainsi que les résidents même si on sait qu’il y a des faux positifs ou négatifs, le double test existe avec la sérologie. Aussi cela servira à la reconnaissance en maladie professionnelle.

A l’EHPAD st PAUL à REZE un résident a été admis le 26 MARS sans avoir été testé et ce jour tout le service protégé est contaminé car il est arrivé positif ! Une honte !!

L’état a mis la main sur les cliniques privées pour être en 3ème ou 4ème position. Ce n’est pas donc pas du fait des salariés si aujourd’hui il y a eu des déprogrammations d’opérations non-urgentes et si à ce jour les unités COVID ne tournent pas à plein régime. FO revendique le chômage partiel alors que le groupe VIVALTO préfère poser les heures supplémentaires, RTT, congés avant et ensuite démarrer des compteurs négatifs (-100h) ce que nous trouvons inadmissible. Aujourd’hui il y a la crise, mais si à l’après crise les salariés ont un nombre trop important d’heures à rendre, il risque d’y avoir d’autres soucis de santé qui se déclarent.

C’est aussi un manque grave à la sécurité et protection des salariés.

Dans les EHPAD, le confinement des résidents n’est pas évident car nous avons beaucoup d’unités de personnes désorientées. Les résidents des EHPAD ne vont pas à l’hôpital, ils restent du début à la fin de la maladie sous la prise en charge des agents ou salariés de l’établissement.

Une infirmière de GUERANDE va donner un coup de main aujourd’hui et pour 10 jours à un EHPAD du Pouliguen touché de 10% de ses salariés sur 57 ETP et 10% de ses résidents sur 60 résidents par le COVID-19.

Il faudra bien évidemment avoir des négociations à la sortie de crise pour revaloriser tous ces métiers qui ont été essentiels pendant cette crise.

Aujourd’hui on parle de prime mais FO revendique l’augmentation générale des salaires ! Les primes aux salariés ou agents non-malades servent à une chose : pour exemple : A l’AIMR à NANTES, les salaires sont tellement bas que la prime de 300 € promise en guise de « récompense » incite des collègues avec des signes s’apparentant à ceux du COVID-19 à ne pas aller voir leurs médecins et à ne rien dire et venir au travail soit avec une toux, soit avec de la température, etc…

L’organisation du travail est souvent bricolée avec des administratifs au service des repas, des psychologues aux cuisines ou des ergothérapeutes en blanchisserie, etc… Le télétravail n’est pas toujours respecté, il y a un manque cruel de médecin du travail problème à régler rapidement.

FO réitère le fait que les revendications qu’il martèle depuis 30 ans n’étaient pas vaines.

Publié dans INFORMATION, FO44

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