ConfConfinement prolongé de quinze jours : «Il fallait envoyer un message clair»inement prolongé de quinze jours : «Il fallait envoyer un message clair»

Publié le par angeline351

Confinement prolongé de quinze jours : «Il fallait envoyer un message clair»

Edouard Philippe a annoncé ce vendredi le prolongement du confinement au moins jusqu’au 15 avril et appelé ses ministres à davantage de cohérence dans leurs interventions.

La fin d'un faux suspense, levé ce vendredi après-midi juste après le Conseil des ministres. Dix jours après la mise en place du confinement par Emmanuel Macron, c'est Édouard Philippe qui s'est chargé cette fois-ci d'annoncer son renouvellement. Pour au moins quinze jours, à compter de mardi prochain, soit jusqu'au 15 avril, alors que le pic de l'épidémie n'est pas encore atteint sur le territoire, et que le conseil scientifique a lui-même évalué à « au moins six semaines la période totale nécessaire de confinement ». Ira-t-on jusque-là? « Il est encore trop tôt pour le savoir avec certitude », fait savoir le Premier ministre.

VIDÉO. Coronavirus: Edouard Philippe annonce "le prolongement du confinement pour 15 jours"

Selon nos informa

Pourquoi là, alors que la première période de confinement courait jusqu'à mardi prochain ? « Il fallait envoyer un message clair avant le début du week-end, confie la porte-parole Sibeth Ndiaye. Beaucoup de gens devaient légitimement se demander s'ils allaient retourner au travail la semaine prochaine, au cas où le confinement n'aurait pas été renouvelé. Ce qui posait légitimement des questions d'organisation. On a levé cette incertitude. »

Rappel de « quelques règles de bonne communication »
Si cette annonce n'a donc surpris personne sur le fond, elle a néanmoins permis de rappeler quelques points sur la forme. A l'adresse des Français tout d'abord, dont les comportements sont encore jugés laxistes à certains endroits. « Ceux qui ne respectent pas les règles seront sévèrement punis. Car il en va de la santé de tous et notamment des plus fragiles d'entre nous », a fermement insisté Philippe. Puis, plus surprenant, c'est en direction de son propre gouvernement qu'il avait rappelé, plus tôt dans la journée, « quelques règles de bonne communication ».

Une mise au point vécue par certains comme un recadrage, même si Matignon réfute ce terme, après plusieurs jours de prises de parole plus ou moins bien perçues rue de Varennes. « Ne parlez que sur vos champs de compétence, seuls le ministre de la Santé est habilité à s'exprimer sur les sujets de santé », a-t-il averti lors d'une réunion en visioconférence avec l'ensemble de son équipe organisée le matin. « En résumé, pas d'improvisation et de la clarté pour une parole cohérente, surtout dans cette période de crise exceptionnelle », précise son entourage.

Une « ambiance polaire »
Sans jamais citer le moindre nom, la charge visait particulièrement le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume, dont l'appel pour que « les Français aillent travailler dans les champs » pour soutenir les agriculteurs, lancé mercredi matin sur BFMTV, a été modérément apprécié. D'une part car il n'a pas été fait en concertation avec le Premier ministre, et surtout car il intervenait au lendemain du 20 heures de TF1 d'Édouard Philippe où celui-ci exhortait plus que jamais les Français à ne pas sortir de chez eux.

« Donc la règle est claire, pas d'annonces qui n'ont pas été arbitrées en amont, et on ne communique que sur les sujets liés à son strict périmètre » a martelé Philippe dans une « ambiance polaire », selon un participant, qui a rappelé à chacun « son devoir de discipline, d'exemplarité et de solidarité ». « On était en visio, mais je sentais sa colère à travers l'écran », raconte un ministre. A tel point qu'une fois cette mise au point faite, personne n'a osé le reprendre ou lui faire le moindre commentaire…

tions, la décision a été prise jeudi midi à l'Élysée, lors d'un déjeuner en tête-à-tête entre Emmanuel Macron et Édouard Philippe. Puis ils l'ont communiquée juste après aux membres du gouvernement lors du Conseil des ministres.

 

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