Article publié depuis Overblog et Facebook et Twitter

Publié le par angeline351

Quand Valls, qui

soutient le budget

 

de Macron, lui

rétorquait que

supprimer l'ISF

"serait une faute"

 

En avril 2016, quand Emmanuel Macron avait envisagé la suppression de l'impôt sur la fortune, son Premier ministre Manuel Valls l'avait rembarré en estimant que cela serait "injuste". Ce mardi 3 octobre, le député n'a plus rien à redire au budget 2018 de son ex-ministre, qui comprend pourtant… une suppression de la majeure partie de l'ISF !

Il ne voit pas le problème. Invité de RTL Matin ce mardi 3 octobre, l'ex-Premier ministre Manuel Valls adresse un satisfecit général au budget 2018 du président Macron : "Ce budget est juste, équilibré". Celui qui est devenu député LREM reprend même l'élément de langage favori du gouvernement, à savoir que c'est un projet de loi de Finances (PLF) dirigé vers le financement de l'économie : "Il s'agit de soutenir la compétitivité des entreprises, de l'emploi. Dans les dispositifs fiscaux qui sont dans le budget, il faut y voir d'abord cette priorité". Voilà une conviction tout à fait respectable. Sauf que sa cohérence avec ce qu'il disait il y a à peine dix-huit mois, quand il était encore chef du gouvernement, ne saute pas aux yeux…

A l'époque, Manuel Valls rejetait catégoriquement toute velléité de suppression de l'impôt sur la fortune (ISF), largement prévue aujourd'hui par le PLF 2018, allant jusqu'à rembarrer son ministre de l'Economie qui l'envisageait : un certain… Emmanuel Macron. "Ce serait une faute", lui avait-il rétorqué le 20 avril 2016 sur France Info.

Aujourd'hui, Manuel Valls trouve donc "juste" et "équilibré" un budget qui supprime la part mobilière de l'ISF (sur les actions, les yachts, les lingots d'or, etc), c'est-à-dire sa majeure partie (3,3 milliards rendus aux riches). L'an dernier, c'était pourtant au nom de cette même "justice sociale" qu'il avait opposé une fin de non-recevoir sur le sujet à son propre ministre. Est-ce à dire qu'à l'époque, l'équilibre n'aurait pas été respecté ? Certainement pas, puisque dans la même interview à France Info, Manuel Valls vantait les mesures prévues par son gouvernement en faveur des plus modestes, avec le budget qu'il avait concocté, citant son "plan pluriannuel contre la pauvreté", "l'augmentation du RSA" et la "création de la prime d'activité". Et de vanter ses résultats en la matière : "Même le pouvoir d'achat s'est amélioré", "la croissance est de retour", "notre économie crée de nouveau de l'emploi", "donc ça veut bien dire que ça va mieux".

Mais soyez rassuré, ce mardi, Manuel Valls tient toujours à préciser : "Moi je suis pour la justice sociale".

Publié dans Information

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article