Jean-Claude Mailly : « Il y a un sentiment d’injustice dans le pays »

Publié le par angeline351

Jean-Claude Mailly : « Il y a un sentiment d’injustice dans le pays »

Présent à Limoges pour le congrès des branches « services publics et santé » de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO était l’invité de France3 Limousin. Il a évoqué les mobilisations contre la réforme du code du travail par ordonnances.

FO était absent des manifestations contre la « loi travail » depuis début septembre, pourquoi lancer cet appel à la mobilisation ? Avez-vous cédé face à la pression de vos troupes qui souhaitent descendre dans la rue ?

J-C Mailly : FO est une organisation très décentralisée, il y a des fois où nous appelons à manifester et certains ne veulent pas y aller et parfois c’est le contraire ! Ça fait partie de notre liberté. On a eu la réunion du parlement de Force Ouvrière qui a validé tout le travail que la confédération a fait dans les discussions avec le gouvernement et qui a exprimé le souhait qu’il y ait une journée de mobilisation avant la ratification des ordonnances. Nous organiserons cette journée, je vais en parler avec les autres organisations syndicales. Et on arrêtera une date certainement au mois de novembre contre une grande partie des ordonnances.

Ne rentrez-vous pas trop tard dans le mouvement ?

J-C Mailly : Il y a encore des décrets à sortir et notamment la fusion des instances représentatives du personnel. Donc on peut encore peser sur les décrets. Mais je n’ai pas le sentiment que le Président de la République veuille retirer ces ordonnances.

On a le sentiment que cette mobilisation contre la loi travail est beaucoup moins forte que contre la loi El-Khomri, les cortèges ne sont pas massifs, les blocages des routiers ont fait un flop, n’y-a-t’il pas une résignation ?

J-C Mailly : Je ne pense pas que cela soit de la résignation. Il y a beaucoup d’inquiétude et une forme de colère sourde. Il y a les annonces en matière d’APL, le problème de la CSG, il y a les inquiétudes sur le service publique. Une journée de grève est prévue dans les services publiques le 10 octobre. Je dois rencontrer prochainement le Président de la République et je vais lui faire part de ce mécontentement qui gronde. Il faut des réponses sociales et pour l’instant il en manque.

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