Changer de banque peut vous coûter cher La loi sur la mobilité bancaire voulue par Emmanuel Macron aurait dû rendre la démarche plus simple et moins chère. Pour le moment, il n'en est rien si l'on en croit une étude publiée mercredi 27 septembre par UFC-Que Choisir. Certains Français parlent même d'un véritable calvaire pour changer d'établissement. En effet, pour éviter de voir leurs clients partir (souvent vers des banques en ligne), certaines banques gonflent leurs frais et rendent les démarches compliquées. Parmi les 4 900 personnes interrogées par l'association de protection de consommateurs, 24 % souhaitent changer de banques dans les douze prochains mois. Problème, « les consommateurs font face aux premières défaillances du service d’aide à la mobilité bancaire » affirme UFC-Que Choisir. 40 % s'estiment insatisfaits devant la lourdeur des démarches à effectuer. Les frais de transferts en hausse de 18 % depuis 2012 Cela fait sept mois que la loi est en vigueur. Ainsi, depuis le début de l'année 2017, les transferts de domiciliation des virements et prélèvements sont gratuits. Mais si vous voulez transférer des produits d'épargne il faudra payer : le coût moyen du transfert d’un PEL ( Plan d’épargne logement ) ou d'un CEL ( Compte épargne logement ) a augmenté de 18 % à 91 € en cinq ans. De plus, transférer un Plan d’épargne en actions (PEA) a augmenté de 13 % à 87 €. UFC-Que Choisir alerte aussi sur des délais à rallonge, ou des difficultés liées à des refus de mandat de mobilité, ou des erreurs lors du transfert des virements et prélèvements. Dans de nombreux cas, ces problèmes peuvent entraîner des frais d'intervention sur le compte de départ. Autre problème rapporté par les interrogés, depuis le 1er juin, en cas de crédit bancaire, une ordonnance autorise les banques (à compter de janvier 2018) à exiger la domiciliation des revenus pour dix ans et ce, sans s’engager sur le montant des frais bancaires.

Publié le par angeline351

Changer de banque peut vous coûter cher

La loi sur la mobilité bancaire voulue par Emmanuel Macron aurait dû rendre la démarche

plus simple et moins chère. Pour le moment, il n'en est rien si l'on en croit une étude publiée mercredi 27 septembre par UFC-Que Choisir. Certains Français parlent même d'un véritable calvaire pour changer d'établissement. En effet, pour éviter de voir leurs clients partir (souvent vers des banques en ligne), certaines banques gonflent leurs frais et rendent les démarches compliquées. 

Parmi les 4 900 personnes interrogées par l'association de protection de consommateurs, 24 % souhaitent changer de banques dans les douze prochains mois. Problème, « les consommateurs font face aux premières défaillances du service d’aide à la mobilité bancaire »

affirme  UFC-Que Choisir. 40 % s'estiment insatisfaits devant la lourdeur des démarches à effectuer. 

Les frais de transferts en hausse de 18 % depuis 2012

Cela fait sept mois que la loi est en vigueur. Ainsi, depuis le début de l'année 2017, les transferts de domiciliation des virements et prélèvements sont gratuits. Mais si vous voulez transférer des produits d'épargne il faudra payer : le coût moyen du transfert d’un PEL ( Plan d’épargne logement ) ou d'un CEL ( Compte épargne logement ) a augmenté de 18 % à 91 € en cinq ans. De plus, transférer un Plan d’épargne en actions (PEA) a augmenté de 13 % à 87 €.

UFC-Que Choisir alerte aussi sur des délais à rallonge, ou des difficultés liées à des refus de mandat de mobilité, ou des erreurs lors du transfert des virements et prélèvements. Dans de nombreux cas, ces problèmes peuvent entraîner des frais d'intervention sur le compte de départ. Autre problème rapporté par les interrogés, depuis le 1er juin, en cas de crédit bancaire, une ordonnance autorise les banques (à compter de janvier 2018) à exiger la domiciliation des revenus pour dix ans et ce, sans s’engager sur le montant des frais bancaires.

Publié dans Information

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article