Béarn : le site de l’usine Yara, à Pardies, est toujours bloqué

Publié le par angeline351

 

 

Béarn : le site de l’usine Yara, à Pardies, est toujours bloqué

 

Les syndicats entendent bloquer le site jusqu’à la semaine prochaine, c’est-à-dire au moment de la reprise des négociations sur le plan de sauvegarde de l’emploi. L’usine de Pardies doit cesser sa production fin 2018

La précédente réunion de négociations du plan de sauvegarde de l’emploi chez Yara à Pardies avait tourné court ce mardi avec la direction. L’intersyndicale CGT, CFE-CGC et CFDT avait décidé de quitter la table et, après discussions avec les salariés, et de bloquer l’usine et d’appeler à la grève.

 

Ce jeudi, ils continuent à bloquer 24 heures sur 24 les entrées et sorties des camions sur le site. Ils entendent poursuivre ce gel jusqu’à la semaine prochaine. "On est toujours dans la même situation. Il n’y a pas de liaison avec la direction générale. Comme on le craignait, ce sera comme ça jusqu’à mercredi, jour de la troisième des quatre réunions de négociation du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE)", a expliqué Jean-François Derolez, délégué du personnel CGT, chez Yara à Pardies.

"Il y avait une panne mais elle a été enrayée hier (mercredi), poursuit-il. Une douzaine de salariés du services des expéditions n’étaient pas en grève, mais ils étaient bloqués par cette panne. Depuis ce matin, ils sont désormais eux aussi en grève".

"Une trop grande disparité entre salariés sur les primes de départ"

"Ce qu’on demande, c’est que la direction générale prenne contact avec nous, qu’on rouvre les négociations. Il y a une trop grande disparité entre salariés sur les primes de départ. Pour équilibrer, ils enlevaient aux plus anciens pour donner aux plus jeunes, ce n’est pas cohérent, énonce Jean-François Derolez. Il y a aussi des détails sur les préretraites et le congés de reclassement qui coincent". 

Selon le délégué du personnel CGT, "On n’aura pas de nouvelles relatives au repreneur avant le 20 octobre, jour du comité de pilotage en préfecture". Et d’ajouter: "Yara doit lever des barrières pour que ça se passe dans les meilleures conditions. Nous ce qu’on veut, c’est qu’il reprenne du personnel et l’activité. Si c’est pour tout raser et garder dix personnes, ce n’est pas intéressant".

Publié dans Information

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