Retraite à l’étranger : ce qu’il faut vérifier avant de s’expatrier

Publié le par angeline351

Retraite à l’étranger :

ce qu’il faut vérifier avant de

s’expatrier

Près d’un million de Français ont déjà sauté le pas. Prendre sa retraite à l’étranger séduit de plus en plus de séniors. Ils seraient même 1 sur 3 à souhaiter franchir le cap. Encore faut-il en amont appréhender un certain nombre d’éléments. 

 

Espagne ? Portugal ? Maroc ? Etats-Unis ?... Nombreux sont les Français à souhaiter partir couler des jours heureux dans un endroit ensoleillé une fois la retraite venue. Il faut dire que d’un point de vue fiscal, certaines contrées se révèlent très attrayantes. C’est le cas de l’Espagne, du Portugal et du Maroc notamment qui, outre leur climat et leur proximité, offrent aux ressortissants hexagonaux une qualité de vie sans pareil compte tenu d’un coût de la vie peu élevé. Seulement voilà, avant de changer d’horizon, il convient aussi d’anticiper un certain nombre de difficultés.

De lourdes démarches administratives

Autant ne pas vous faire d’illusions. Si vous souhaitez prendre votre retraite à l’étranger, de lourdes démarches se profilent. Sécurité sociale, préfecture, banques… Il conviendra de contacter quantité d’organismes et de signaler votre départ à la sécurité sociale ainsi qu’à vos caisses de retraite afin de faire suivre vos pensions. Vous devrez, par ailleurs, informer votre banque de votre nouvelle situation et ouvrir un compte à l’étranger. Il sera également nécessaire d’anticiper un éventuel décès en souscrivant un contrat qui financera le rapatriement du corps (pour ce faire, n’omettez pas de vous renseigner auprès de votre notaire, notamment pour tout ce qui concerne votre régime matrimoniale et votre succession). Assurez-vous, enfin, que votre permis de conduire demeurera valide dans le pays où vous souhaitez poser vos valises. Côté aides, sachez qu’une fois expatrié, vous n’aurez plus la possibilité de toucher, si tel était votre cas, l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), ni même le droit de conserver vos livrets de développement durable (LDD) ou d’épargne populaire (LEP).

Se renseigner sur le niveau de vie

C’est un fait, profiter de sa retraite à l’étranger peut vous permettre d’augmenter votre pouvoir d’achat de manière significative. Ainsi, si vous décidez de quitter l’Hexagone direction le Maroc, sachez que le coût de la vie sera inférieur de 30 % comparé à celui de la France. Si vous optez pour le Sénégal, ce taux sera porté à 40 %. Et si vous misez sur la Thaïlande, il atteindra les 60 %. De quoi accroître votre aisance financière. Surtout lorsque l’on sait que, de manière générale, un ménage disposant au total de 2 500 euros de revenu par mois vit très correctement dans certains pays exotiques.

Souscrire une assurance privée

De ce point de vue là, vous ne trouverez pas meilleure protection qu’en France. Aussi, si vous revenez régulièrement vous faire soigner ici-bas, l’assurance maladie se chargera de couvrir vos frais. Mais si vous résidez de manière permanente dans l’Union Européenne, vous serez alors pris en charge en fonction de la législation en vigueur dans le pays. En dehors de l’Europe (sauf si vous décidez de partir au Maroc, en Turquie ou en Tunisie), sachez que vous ne serez pas couvert par le régime local. Il conviendra donc de souscrire une assurance volontaire auprès de la CFE (Caisse des Français de l’étranger), voire d’envisager une mutuelle privée. Histoire de n’avancer aucun frais en cas d’hospitalisation dans un établissement non conventionné.

Considérer le régime fiscal

Enfin, dernier point à appréhender avant toute échappée : la fiscalité du pays. En fonction des destinations, vous aurez la chance de bénéficier d’abattements légaux sur vos revenus imposables on ne peut plus attrayants. Au Maroc et au Sénégal par exemple, vous pourrez profiter d’un abattement de 80 %, à condition toutefois de déposer votre revenus sur un compte bancaire local. Vous serez, par ailleurs, exonéré des prélèvements sociaux liés à votre retraite. Quant à l’ISF, seuls vos biens situés en France y seront soumis. Côté destination de prédilection, la palme revient indéniablement au Portugal. En tant que retraité étranger, vous aurez le privilège de ne payer aucuns droits de succession, les taxes sur les gains de vos produits d’épargne seront allégées et vos pensions exonérées d’impôts pendant 10 ans. Seul impératif ? Que vous y habitiez au moins 183 jours par an en tant que propriétaire ou locataire. A noter cependant qu’au bout de 10 années, le régime fiscal classique reprendra ses droits. Vous ne bénéficierez d’aucun avantage fiscal comparé au barème français. Mais vous pouvez toujours quitter le Portugal pour y revenir 5 ans plus tard. Les abattements sur vos revenus reprendront alors du service.

 

Publié dans Information, RETRAITES

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