Loi Travail: L'éditeur Dalloz doit modifier environ 400 articles du Code du travail en un mois

Publié le par angeline351

Loi Travail: L'éditeur Dalloz doit modifier environ 400 articles du Code du travail en un mois

La réforme du Code du travail voulue par Emmanuel Macron entrera en vigueur fin septembre, et les outils des juristes devront être à jour à ce moment-là…

Ils travaillent jour et nuit depuis le 31 août et il en sera ainsi jusqu’à la fin du mois. Eux, ce sont les rédacteurs et éditeurs de Dalloz, la maison d’édition spécialisée en droit, qui planchent sur la nouvelle version du Code du travail, qui prendra en compte les ordonnances présentées par le Premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

« Actuellement, les ordonnances ne sont pas publiées dans leur état définitif, remarque Guilhem Cros, le directeur éditorial de Dalloz. Depuis vendredi dernier, nous avons commencé un travail précaire, notamment sur les index, qui sera remis en cause par la publication des ordonnances définitives le 21 septembre. » Un travail de refonte du Code du travail très important depuis quatre ans, et qui a poussé l’éditeur à faire une édition supplémentaire l’année dernière, et une autre édition spéciale dans les mois à venir, en plus des éditions qui sortent en avril chaque année.

400 articles modifiés

« Les ordonnances de la loi Travail modifient environ 400 articles sur les 11 000 que compte le Code du travail, explique Caroline Dechristé, rédactrice en chef de la revue Droit du travail et responsable du Code du travail. Une grande partie des ordonnances Macron ne nécessitent pas de décret d’application, on peut donc publier une version rapidement. Nous nous engageons, si les ordonnances sortent fin septembre au Journal officiel, à sortir le nouveau Code fin octobre début novembre. » On parle ici de la version imprimée car, sur Internet, les mises à jour seront plus rapides.

Parmi la quarantaine de guides imprimés, le Code du travail est imprimé à des dizaines de milliers d’exemplaires. Il fait donc partie des textes qui ont le plus de succès sur papier, mais aussi sur Internet. Et ça tombe bien, parce qu’en ligne les mises à jour sont hebdomadaires. « On essaie d’être très réactif », précise Caroline Dechristé.

« On va le plus vite possible, mais on ne veut pas perdre en qualité pour rester le plus fiable possible, tient à préciser Guilhem Cros. Il n’est pas question de sacrifier la qualité des codes rouges. » Quitte à garder les anciens décrets et les nouvelles ordonnances sans décret pour ne pas laisser place au doute, en attendant l’officialisation des nouvelles dispositions.

 

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