Les salariés français très exposés à la dégradation des conditions de travail

Publié le par angeline351

Les salariés français très exposés à la dégradation des conditions de travail

Les travailleurs de trois pays européens, la Grèce, l’Espagne et la France, apparaissent comme les plus exposés à une dégradation de leurs conditions de travail, selon une étude comparative du Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET), transmise ce mardi.

La France n’est pas le meilleur élève européen en termes de qualité des conditions de travail. Loin de là. Les travailleurs de trois pays européens, la Grèce, l’Espagne et la France, apparaissent comme les plus exposés à une dégradation de leurs conditions de travail, selon une étude comparative du Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET), transmise ce mardi.

Dans le cas de la France, « nos résultats montrent une dégradation lente mais persistante des conditions de travail, engendrant ainsi une vulnérabilité face aux risques liés au travail supérieure à la médiane européenne », avec un risque « plus prononcé pour les hommes que pour les femmes », expliquent les auteurs du document.

Les pays nordiques et d’Europe centrale font mieux

La vulnérabilité est définie « comme le degré d’exposition des travailleurs à des risques cumulés sur le lieu de travail, ayant des effets néfastes pour le bien-être et la santé ».

Elle est calculée par le CEET sur la base d’un indicateur agrégeant des facteurs liés à l’environnement de travail, au contenu et à l’organisation du travail, alimenté par des données des cinq dernières éditions de l’enquête européenne sur les conditions de travail (EWCS).

Dans trois pays (Grèce, Espagne et France), la probabilité ainsi mesurée dépasse largement la moyenne entre 1995 et 2015. Elle est également importante au Portugal, en Italie, au Royaume-Uni et en Finlande. Au contraire, les pays nordiques, à l’exception, donc de la Finlande, ainsi qu’une grande majorité des pays d’Europe centrale se distinguent par de meilleures conditions de travail et par une moindre vulnérabilité de leurs travailleurs, souligne l’étude.

 

Outre le sexe, la probabilité de connaître des conditions de travail dégradées varie « considérablement par tranche d’âges » et est, en moyenne, plus élevée pour les moins de 25 ans et les plus de 55 ans. D’autres variables sont le type d’emploi et le niveau de qualification.

 

Publié dans Information

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