Des nanoparticules cachées dans nos assiettes

Publié le par angeline351

Des nanoparticules cachées dans nos assiettes

100 % des bonbons et gâteaux que nous avons testés contiennent du dioxyde de titane sous forme « nano ». Contrairement aux dires des fabricants.

Voilà des années que l’industrie agroalimentaire assure ne pas utiliser d’ingrédients à base de nanoparticules– à savoir des substances (oxyde de fer, silicium, dioxyde de titane, etc.) dont les plus petites particules ont un diamètre inférieur à 100 nanomètres (nm), soit un dix-millionième de mètre.

Soucieux de vérifier ces allégations, nous avons lancé des analyses sur dix-huit produits sucrés. Notre choix s’est porté sur des bonbons, des gâteaux et des desserts glacés particulièrement appréciés des enfants et susceptibles de contenir du dioxyde de titane (le colorant E171) sous forme nanoparticulaire.

DES NANOS DANS 100 % DES PRODUITS TESTÉS

Résultat ? Tous nos échantillons, sans exception, contiennent des nanoparticules de dioxyde de titane ! La mention « [nano] » aurait donc dû figurer sur leurs étiquettes, conformément au règlement européen Inco. Or, tel n’est pas le cas. Soit les marques ignorent cette présence dans les ingrédients qu’elles utilisent, soit elles nient le problème…

Pour en avoir le cœur net, nous avons contacté une quinzaine d’entreprises agroalimentaires sur leur usage des nanomatériaux (additifs, nanotextures, ingrédients nanoencapsulés). Près de la moitié d’entre elles nous ont répondu, toutes affirmant ne pas utiliser de nanomatériaux. Y compris les entreprises dont les produits de notre test présentent des nanoparticules de dioxyde de titane…
Mauvaise foi ou ignorance ? Impossible à savoir. Peut-être que les industriels n’ont pas accès à toutes les informations auprès de leurs fournisseurs. Peut-être aussi s’abritent-ils derrière une définition de la Commission européenne datant de 2011, selon laquelle un matériau est « nano » s’il contient « au minimum 50 % de particules de dimensions comprises entre 1 nm et 100 nm ». Le règlement européen Inco ne prévoit pourtant aucun seuil minimum !

RÉELLEMENT INOFFENSIVES, LES NANOS ?

Utiliser les matériaux sous forme de « nanos » offre des propriétés nouvelles : dans les aliments, les nanoparticules aident à modifier la couleur, l’odeur, la fluidité ou encore la texture. Ainsi, le dioxyde de titane (E171) sous forme nano optimise l’aspect blanchissant de ce colorant pour les glaçages et enrobages de produits sucrés ; il aide aussi à empêcher l’oxygène et l’humidité d’altérer le produit.

(Source 60millions-mag.com)

 

Publié dans SANTE, SERVICE PUBLIC

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