Code du travail : Le parlement de FO impose à Mailly une mobilisation

Publié le par angeline351

Code du travail : Le parlement de FO impose à Mailly une mobilisation

Jean-Claude Mailly a été mis en minorité de fait par le Comité confédéral national de FO mais il « ne démissionne pas ».

La réunion, jeudi et vendredi, du Comité confédéral national de Force ouvrière s'annonçait sportive pour Jean-Claude Mailly. Elle l'a bien été. La tension montait depuis le 31 août contre l'attitude  jugée trop positive du leader de FO sur la réforme du code du travail. Mais le 4 septembre,   lors de la réunion de sa commission exécutive , le secrétaire général de FO avait réussi à contenir la grogne de ses troupes. 

Sa direction élargie  avait adopté par 28 voix contre 5 une déclaration rédigée par son numéro Un insistant sur les résultats de la participation du syndicat aux concertations sur la réforme du code du travail. Elle pointait cependant des éléments de « régression sociale et [qui] sont en tant que tels inacceptables » mais se contentait d'appeler à « examiner toute initiative permettant de développer les positions FO ».

Un résultat pas à la hauteur

Cette fois-ci, Jean-Claude Mailly n'a pas réussi à garder la plume et la déclaration adoptée par le CCN est autrement plus dure. Si elle note également le travail de la confédération, elle explique que le résultat n'a pas été à la hauteur et, comme  l'a révélé le Parisien , elle considère qu'une « mobilisation interprofessionnelle avant la ratification des ordonnances est nécessaire ».

Le vote a en outre été sans appel : sur les 143 unions départementales et fédérations, seules 20 se sont abstenues, les 123 autres ont voté contre. « Le texte voté est un équilibre subtil  dont presque chaque mot a été pesé pendant presque quatre heures pour dire qu'on discute mais quand ce n'est pas bon on ne valide pas et on essaie d'obtenir mieux  si besoin par la grève », explique l'un des représentants. 

«Je ne démissionne pas »

Cette décision est un camouflet pour Jean-Claude Mailly qui ne voulait pas d'un appel à une journée de grèves et manifestations et a été mis de fait en minorité. Certains évoquaient même en fin de journée vendredi l'hypothèse d'une démission. Jean-Claude Mailly a démenti un tel scenario aux « Echos ». «Le CCN a durci le ton; une colère s'est exprimée, plus forte que je ne l'aurais pensé », a-t-il admis. Mais, a-t-il ajouté «je ne démissionne pas, je ne vais pas m'en aller à six mois du congrès ».

 

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