Alliance Siemens-Alstom : une « nécessité » qui « inquiète »

Publié le par angeline351

Alliance Siemens-Alstom : une « nécessité » qui « inquiète »

Un rapprochement des activités ferroviaires d'Alstom et Siemens est « une nécessité » pour lutter contre la concurrence chinoise mais il « inquiète » car « il y aura de la casse sociale à moyen terme », estime la CFE-CGC d'Alstom, premier syndicat du groupe.

L'alliance entre le Français Alstom et l'Allemand Siemens, pour leurs activités ferroviaires, pourrait être officialisée ce mardi. La CFE-CGC d'Alstom, premier syndicat du groupe, évoque « un choix de sophiste : on ne peut pas rester en l'état, mais on sait que ça ne se fera pas sans casse », explique son représentant, Claude Mandart.

« La consolidation est une nécessité pour lutter contre le mastodonte chinois (CRRC Corp, ndlr), qui est deux à trois fois plus gros que nous », dit-il.

« Et en même temps, on est inquiets car on est en choc frontal avec Siemens sur toutes nos activités : très grande vitesse, signalisation, trains régionaux, métros, tramways... », poursuit M. Mandart.

Crainte de la casse sociale

Or « on ne va pas pouvoir tout garder à moyen terme, des synergies vont être trouvées, c'est d'ailleurs tout l'intérêt de l'opération, donc il y aura malheureusement de la casse sociale à moyen terme, c'est incontournable », selon le représentant CFE-CGC.

Il souligne que « tôt ou tard celui qui absorbe reprend la stratégie », convaincu par ailleurs que « les Allemands savent mieux protéger leur industrie que les Français ».

Pour Philippe Pillot (FO, quatrième syndicat), l'opération représente également « à la fois une solution et un problème ». « On est pleins d'interrogations », confie-t-il, car à un mariage, « si on arrive tous avec les meubles de la grand-mère, à un moment donné on n'arrivera pas à tout mettre dans la maison. Forcément il y aura des doublons ».

En 2014, le projet avait échoué, Alstom préférant alors céder ses activités énergie à l'américain General Electric et recentrer son activité sur le ferroviaire.

Son passage sous pavillon allemand signifierait la fin d'un fleuron industriel français.

Publié dans Information

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