Coût de la vie étudiante: les 5 points à retenir de l'enquête de l'Unef

Publié le par angeline351

Coût de la vie étudiante: les 5 points à retenir de l'enquête de l'Unef

 

Pour cette rentrée 2017, le coût de la vie étudiante devrait augmenter de plus de 2%. La faute au logement et aux transports. Voici ce qu'il faut retenir de la dernière étude de l'Unef.

A quelques semaines de la rentrée universitaire, l'Unef sort, comme chaque année, sa calculatrice. Logement, transports, frais d'inscription… d'un côté et les aides de l'autre, le syndicat étudiant fait les comptes. Résultat: pour cette rentrée 2017, le coût de la vie étudiante devrait augmenter de plus de 2%, surtout à cause du logement et des transports qui pèsent sur le budget des jeunes. L'Unef appelle donc le gouvernement à agir contre la "précarité étudiante". Voici les 5 points à retenir de cette enquête.

1. Le coût de la vie étudiante augmente trois fois plus vite que l'inflation

2,09%. C'est la hausse du coût de la vie calculée par l'Unef, quand l'inflation calculée par l'Insee s'élève à… 0,7%. Comment le syndicat arrive-t-il à ce chiffre de 2,09%? En étudiant quatre profils d'étudiants "choisis pour leur représentativité" et en calculant ce que chacun devra débourser de sa poche, une fois les bourses et aides au logement touchées. Selon cette méthode, le "reste à charge" d'un étudiant boursier échelon 7 en cité U à Paris serait de 212,42 euros par mois en 2017-2018, soit 7,37% de plus que l'an passé. Celui d'un étudiant non boursier en région n'habitant plus chez ses parents augmenterait quant à lui de 2,16%, à 826,03 euros.

2. Le loyer, premier poste de dépense des étudiants

Le loyer pèse pour plus de la moitié dans le budget d'un étudiant: il en représente précisément 53% rappelle l'Unef. Alors forcément, la hausse des loyers se ressent sur le budget global d'un étudiant. Sans surprise, Paris reste la ville où les loyers sont les plus chers, à 824 euros mensuels en moyenne pour l'année universitaire qui s'ouvre, soit un bond de 2,23%. Une hausse proche de celle constatée en région parisienne: +2,12%, à 669 euros. Dans le reste de la France, le loyer moyen augmente moins, de 1,53%, pour s'établir à 412 euros. En tête des villes de région les plus chères se trouvent Nice, Aix-en-Provence et Lyon, les trois affichant un loyer moyen mensuel supérieur à 500 euros. A noter que certaines villes voient leur loyer moyen baisser légèrement. C'est le cas de Nice (-0,08%), Bordeaux (-1,45%) ou encore Lille (-0,33%). A l'inverse, Limoges dont le loyer moyen fait partie des plus bas (351 euros) enregistre une hausse de 7,6%.

L'Unef dénonce la décision du gouvernement de baisser de 5 euros par mois les APL à partir d'octobre et réclame une généralisation de l'encadrement des loyers dans les villes universitaires ainsi que l'exonération de la taxe d'habitation pour les étudiants.

3. Dans 11 villes, le logement et les transports augmentent

Autre poids important dans le budget des étudiants: les transports en commun, souvent indispensables pour se déplacer. Et là encore, la situation diffère énormément d'une collectivité territoriale à l'autre. En région parisienne, le tarif moyen pour l'année universitaire 2017-2018 s'élève à 342 euros, soit une hausse de 2,43%. Si dans le reste de la France, le coût des transports n'augmente pas dans un nombre conséquent de villes, certaines connaissent tout de même des hausses assez fortes. C'est le cas à Strasbourg avec une augmentation de 3,91%, à 159,60 euros pour les boursiers et 266 euros pour les non-boursiers ou encore à Clermont-Ferrand: +3,63%, à 240 euros.

Dans 11 villes de France, le portefeuille des étudiants sera particulièrement amputé, avec une hausse et des loyers, et des transports: à Clermont-Ferrand, Evry, Rouen, Strasbourg, Paris, Mulhouse, Nîmes, Nancy, Rennes, Angers et Lyon.

4. Les frais d'inscription et le prix du ticket RU restent stables

Présenté comme une "bonne nouvelle mais insuffisante pour endiguer la précarité étudiante", l'Unef salue le gel du prix d'un ticket au restaurant universitaire, à 3,25 euros comme c'est le cas depuis 2015, ainsi que de celui des frais d'inscription qui s'élèvent à 184 euros depuis 2014. Le coût de la sécurité sociale augmente, lui, de deux euros et s'élève désormais à 217 euros.

5. Près de trois-quarts des étudiants ne touchent pas de bourse

Face à ces dépenses, les étudiants bénéficient d'un système d'aides, dont celui des bourses que l'Unef juge "insuffisant". 72,8% des étudiants ne sont pas concernés par ces aides sociales et ces bourses ne sont versées que 10 mois sur 12, rappelle le syndicat qui appelle à la "mise en place d'un plan d'urgence" pour réformer le système et augmenter ainsi le nombre de boursiers et revaloriser les montants versés. Et l'Unef de détailler qu'en 2016, les sources de financement des études venaient principalement de revenus d'activité (à 33%), devant les aides publiques (31%) et les aides de la famille (25%).

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