Bouchara (ex-Eurodif) était la solderie de la rue Nationale

Publié le par angeline351

Bouchara (ex-Eurodif) était la solderie de la rue Nationale

Le 3 e grand magasin historique de la rue Nationale, ouvert en 1972, vient de changer son enseigne Eurodif pour celle de Bouchara. Coup d’œil dans le rétro.

Le samedi 5 août, le magasin Eurodif de Tours, situé au milieu de la rue Nationale, a troqué son enseigne pour celle de Bouchara comme l'auront fait cinquante-sept magasins entre début juillet et la mi-septembre en France.

Cette nouvelle marque à Tours (*) n'entraîne pas de gros changements, les deux noms appartenant au groupe brestois, Ominium, excepté un nouvel aménagement des deux niveaux. C'est toujours le même personnel (vingt-deux employés) et « ce sont les mêmes produits dégriffés Bouchara, aux mêmes prix, sauf que la gamme s'est agrandie. Il y a toujours le vase à cinq euros, mais en plus un autre à quatre-vingt-dix euros, toujours le petit voilage à 10,90 € et les mouchoirs en tissu », explique la directrice Dominique Lascar, qui travaille ici depuis l'âge de 16 ans.

Michèle est là depuis 41 ans, Carole depuis 39 ans

« Le magasin se recentre sur le bien-être à la maison », explique toutefois Stéphane Beauccamp, directeur commercial pour la France.
« C'est mon oncle, Robert Lascar, qui en 1972, a ouvert au même emplacement qu'aujourd'hui, L'Européenne de distribution, une solderie avec des lots et des bonnes affaires à faire, qui vendait des fringues populaires et un peu de linge. Elle attirait autant les Tourangeaux modestes que les bourgeois. Ma mère Simone y a ajouté un petit magasin pour la maison, quand nous sommes arrivés de Rennes, en 1979, là où il y a Burton. C'est notamment elle qui a lancé les tissus. Autrefois, ce n'étaient pas de simples rideaux dans les maisons, il y avait tout ce qui allait avec. Et il n'y avait pas encore de couettes, mais des couvre-lits et des couvertures », se souvient Dominique Lascar.
Et puis, au début des années 1980, l'oncle vend le magasin à un cousin, et L'Européenne devient Eurodif. « Ce qui a signé la fin de la solderie, nous avons fait des produits suivis plutôt tendances, au bon prix. Je suis arrivée à ce moment-là, en 1983. On peut dire que j'ai connu l'euphorie de bonnes affaires que les gens s'arrachaient littéralement. » 
Le magasin de la rue Nationale fermera cependant pendant deux ans, avec une réouverture en décembre 1994. Le temps de tout raser – sauf la façade de la rue Nationale – et de reconstruire, en s'agrandissant côté rue Gambetta, la surface de vente étant doublée et affichant 1.400 mètres carrés, auxquels il faut en ajouter six-cents autres, pour les réserves. Des réserves en sous-sol sur lesquelles règne Bertrand depuis 25 ans.
« Ici les employés ont fait et font leur carrière. Pour les plus anciens, Michèle est là depuis 41 ans, Carole depuis 39 ans. Il n'y a pas de turn over. Et notre spécificité est de laisser les gens au même rayon. Ils sont des spécialistes, comme Christine à l'art de la table, Jasmine au linge, Corinne et Isabelle à la mercerie. Ou encore Zoulika pour la décoration. Nous sommes un des rares magasins à avoir un vrai service d'accompagnement des clients. Pour les tissus, nous allons voir avant comment est la maison, ensuite nous installons les rideaux. C'est du sur-mesure », précise Dominique Lascar, qui avoue avoir deux passions, son fils Joshua, 21 ans, et son métier. 
« J'aime le relationnel avec les clients, le travail d'équipe, la mise en place. Ca bouge tout le temps ici », conclut celle qui se définit comme « une râleuse au cœur tendre ».

(*) Il y a eu autrefois un magasin Bouchara rue Marceau.

 

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