Paquets de cigarettes à 10 € : les buralistes s'attaquent aux radars

Publié le par angeline351

Paquets de cigarettes à 10 € : les buralistes s'attaquent aux radars

Pour protester contre l'annonce faite par le Premier ministre Edouard Philippe sur l'augmentation du prix des cigarettes, les buralistes ont recouvert des radars de bâches, dans plusieurs départements.

L'augmentation des prix, unique solution ?

« Non au paquet à 10 €, clients spoliés, buraliste menacé ». Les buralistes ont voulu lancer une opération coup de poing pour dénoncer l'augmentation des paquets de cigarettes prévue par le gouvernement. Ils ont ainsi décidé de bâcher des radars automatiques en Ille-et-Vilaine, en Côtes-d'Armor, dans le Morbihan, dans la Manche, mais aussi dans la Somme, dans la Drôme, dans l'Oise, en Seine-Maritime, en Corrèze.

« Dans toute la France, les radars automatiques seront couverts d'une bâche ou d'un sac poubelle », avait prévenu la veille de l'opération le président de la Fédération des chambres syndicales des buralistes d'Occitanie, Gérard Vidal. « Ce produit (les cigarettes) est dangereux mais tous les gouvernements successifs n'ont lutté contre ce fléau qu'en augmentant les prix, il n'y a pas assez de prévention à destination des jeunes  ».

Les ventes frontalières risquent d'augmenter

Ce que les buralistes souhaitent, c'est que le gouvernement s'attaque aux marchés parallèles, comme les ventes frontalières ou sur Internet, plutôt que de pénaliser une profession. Dans certains pays frontaliers, comme en Andorre, on trouve en effet encore des paquets à 2 €. Si le paquet passe de 7 à 10 €, alors de nombreux consommateurs iront faire leurs provisions à l'étranger et revendront leur marchandise « sous le manteau ». 

« C'est le buraliste en tant que premier commerce de proximité qui est menacé  », a tenu à rappeler Gérard Vidal. Le fait que le projet d'augmentation des paquets soit « annoncé juste avant les vacances, au moment où le passage aux frontières est maximum, sans aucune concertation avec la profession », est une « véritable provocation », a ajouté le président de la Chambre syndicale des buralistes de la Corrèze, Frédéric Vergne, dans un communiqué. Mais rien n'indique cependant que le gouvernement soit prêt à faire marche-arrière sur la question. 

Publié dans Information

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