Les salariés de Francéole circonspects

Publié le par angeline351

Les salariés de Francéole circonspects

Au lendemain de l’annonce de l’offre de reprise, les salariés en savent un peu plus sur son contenu. Pour autant, ils veulent rester attentifs à ce qui va se passer.

 

La réunion qui s’est tenue mardi matin dans les locaux de Francéole au Creusot a levé les quelques incertitudes qui planaient encore par rapport à l’offre de reprise présentée par l’entreprise Matière. « C’est simple, expliquait Jérémy Bertrand, le représentant du personnel. Comme nous le disions déjà lundi, 46 personnes seront reprises sur le site du Creusot et Matière propose 31 postes répartis dans ses lieux de productions. »

L’action des élus critiquée

Ce sont principalement les postes de chaudronniers, soudeurs, grenailleurs et peintres qui seront ciblés. Si la situation n’évolue plus, ces salariés pourraient passer sous l’étiquette Matière dès la mi-septembre, soit la date limite de validité de l’offre de l’entreprise si elle est acceptée lors d’une audience du tribunal, qui pourrait se réunir le 24 août. « Ils ne viennent pas avec rien puisqu’on parle d’un investissement de 1,2 M €, poursuivait le délégué. Leur seule condition suspensive touche au prix des loyers, jugés un peu élevés (environ 330 000 € par an). » Les salariés de Francéole en appellent donc à David Marti le maire du Creusot, pour qu’il intervienne auprès du bailleur. « Il serait normal qu’il fasse enfin quelque chose de concret pour nous et qu’il ne se contente pas de signer des communiqués, où il prétend qu’il a tout arrangé. Ni lui, ni le député Rémy Rebeyrotte ne sont venus à notre rencontre. La seule certitude que ce dernier nous a apportée est que l’État ne se positionnerait pas sur la défense de l’éolien. On trouve ça un peu léger. »

Des employés encore dans le flou

Pour les salariés, il est impératif que les personnes privées d’emploi puissent disposer de vraies solutions en septembre. « Nous ne sommes aujourd’hui sûrs que d’une seule chose, c’est que 55 personnes seront licenciées fin août. Et si aucune offre des fonds d’investissement, qui ne concernent que le site de Longvic, n’est retenue, nous serons 113 sur le carreau. Ça fait beaucoup. » La date limite pour le dépôt de leur offre est fixée au 17 août.

En attendant, les salariés creusotins vont poursuivre leur mouvement de grève en continuant de bloquer les expéditions. Les appels conjugués de la commissaire au redressement productif et de la directrice de Francéole Le Creusot, Sophie Haag, ne les ont pas convaincus du bien fondé d’une reprise du travail. « Il sera difficile de motiver les personnels, sauf si on nous promet des choses positives pour le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). » Réponse dans quelques semaines.

Publié dans Information, eurodif-fo

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