Le RoundUp sera-t-il à nouveau autorisé ?

Publié le par angeline351

Le RoundUp sera-t-il à nouveau autorisé ?

La Commission européenne a relancé, mercredi 19 juillet à Bruxelles, une négociation avec les États membres de l'Union européenne sur l'avenir du glyphosate, le principe actif du célèbre désherbant RoundUp de Monsanto.

Renouveler pour dix ans son autorisation

Le RoundUp fait débat depuis de nombreuses années à cause de ses éventuels effets nocifs pour l'homme. Pourtant l'Union européenne ne semble pas pressée de l'interdire. Elle discute d'ailleurs actuellement sur l'opportunité de renouveler pour dix ans son autorisation. De nombreux États, dont la France en tête, sont partisans de son interdiction mais la Commission européenne tente de les dissuader.

Pour cela, elle a avancé les conclusions de différents rapports rendus au printemps par les Agences européennes des produits chimiques (ECHA) et de la sécurité des aliments (EFSA). Selon ces travaux, aucune base scientifique n'amène à classer le glyphosate comme cancérogène. Mais cela contredit un avis de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui avait classé, en mars 2015, le glyphosate dans la catégorie des « cancérogènes probables ».

Pressions des industriels sur la Commission ?

Pour que le glyphosate soit à nouveau autorisé au sein de l'UE, il faut obtenir l'approbation d'une majorité qualifiée, c'est-à-dire 55 % des États membres, représentant 65 % de la population européenne. Mais la résistance s'organise. L'ONG Avaaz, par exemple, a clairement vu « les empreintes des industriels » dans ces rapports avancés par la Commission et invite les responsables européens à « écouter et à protéger ses citoyens ».

Pour mobiliser l'opinion publique, l'ONG a lancé une pétition qui a reçu le soutien de 1,3 million de citoyens. Le ministre français de l'Environnement, Nicolas Hulot, a de son côté assuré que la France resterait « ferme » sur la question. Les enjeux restent très importants : selon la Fondation Concorde, un think tank libéral, l'interdiction du produit coûterait plus de 900 millions d'euros rien que pour le secteur agricole. 

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