Fermeture de l’usine Semperit : la colère gronde

Publié le par angeline351

 

Fermeture de l’usine Semperit : la colère gronde

L’usine Semperit d’Argenteuil fermera ses portes en août. Les salariés menacés contestent cette décision.

« On ne lâchera rien ! »
Voilà les mots scandés par les employés de l’usine Semperit à Argenteuil, jeudi 13 juillet. Le leader mondial de la fabrication de bandes transporteuses (tapis roulants en caoutchouc pour l’industrie minière) a décidé de fermer le site d’Argenteuil au mois d’août.
Une fermeture qui impliquerait le licenciement de 88 salariés selon les syndicats. Les employés sont venus en nombre pour ce troisième Jeudi de la Colère organisé dans la zone industrielle de la Gare.
 
 
 
Pour Salah Bakhouche, délégué du personnel Cgt, cette fermeture n’est pas une surprise :
« On était la dernière roue du carrosse. Ils ont racheté des usines en Pologne, en Inde et en Chine, et cela leur coûtait moins cher de produire là-bas. Il y a cinq ans, ils ont investi 40 millions d’euros pour l’extension de leur usine en Pologne. C’est beaucoup comparé aux 2 millions qu’on demande pour que la sécurité sociale du site d’Argenteuil soit aux normes. En plus de tous ces facteurs, je pense que le projet immobilier qui sera situé près de la gare a lui aussi joué dans la balance. »
 
 
Les travailleurs de l’usine qui étaient présents estiment que de nombreuses questions restent sans réponses, notamment autour des conditions de fermeture du site. Une note du Chsct (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) a ensuite été lue par un membre de la Cgt pendant la manifestation.
 
« Le Chsct conteste la fermeture du site et le Pse (Plan de sauvegarde de l’emploi) qui en découle. Il estime que le site est performant et qu’il aurait pu l’être davantage si la direction avait fait les investissements nécessaires pour assurer la pérennité et l’activité de ses emplois. »
 
Les travailleurs du site ont ensuite précisé qu’ils restaient solidaires avec leurs collègues situés à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), qui selon eux ne seraient pas menacés de licenciement dans l’immédiat, mais qui devraient s’inquiéter pour l’avenir de leur entreprise.

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