La nouvelle vie de Bouchara avec Adeline de Montpezat

Publié le par angeline351

La nouvelle vie de Bouchara avec Adeline de Montpezat

« Bouchara se réinvente ! », assure avec un large sourire Adeline de Montpezat, qui, via son entreprise de licences et d’achats Bela, a relancé en 2009 cette marque de textile maison et de décoration.

Depuis un an, la dirigeante à la tête des deux boutiques Bouchara de Cannes et Annecy travaille d’arrachepied avec les équipes d’Eurodif au passage de leurs 80 magasins sous l’enseigne Bouchara.                                                                                         Tout comme Burton of London et Devred, Bouchara et Eurodif sont dans le giron du groupe Brestois Omnium, piloté par Robert Lascar, le père d’Adeline.

Bela, la société de cette dernière, était jusqu’ alors en contrat de licence avec Eurodif. Ce changement stratégique a été impulsé par Claude Buffard, le DG d’Eurodif. «Claude est venu me voir pour m’expliquer qu’il voulait arrêter la mode féminine et développer le segment maison.

Nous avons donc décidé d’étendre la licence produits à la licence d’enseigne. Ce fut une décision collégiale entre le groupe Omnium, Claude Buffard et moi, sachant que nos deux structures restent indépendantes », détaille cette Sciences Po de 46 ans, également titulaire d’un DESS marketing et communication.

Cette évolution est aussi le fruit du travail patiemment réalisé par Adeline de Montpezat pour repositionner Bouchara, dont elle donne l’impulsion et les tendances de la marque.

Élevée dans le textile, elle avait intégré l’entreprise familiale en 1995 comme chef de produit acheteuse, puis avait pris la tête du superbe magasin Bouchara du boulevard Haussmann avant que le groupe, en difficulté, ne décide de vendre des actifs et cède les points de vente Bouchara en 2008.                                                                                     « Dans cette nouvelle aventure, nous unissons le meilleur des deux enseignes.

C’est-à-dire la qualité et la notoriété de Bouchara et la modernité, l’accessibilité des prix d’Eurodif », souligne cette passionnée, qui en se plongeant dans ses archives vient de découvrir que c’est en 1899 et non en 1901 que la marque a été lancée par la famille Bouchara à Marseille.

À l’avenir, l’offre sera plus large. « De trois grands styles développés par Bouchara, nous passons à douze, avec trois gammes de prix différentes. Nous voulons devenir une marque lifestyle.

Le prêt-à-porter est recentré et travaillé différemment, autour de ce que l’on peut porter à la maison», indique la dirigeante.                                                                          Un secteur jeune habitat, du petit mobilier et des tapis seront aussi développés. « L’ensemble sera englobé sous notre nouvelle signature :

“Bouchara, ce qu’il y a de meilleur chez moi” »

 ajoute-t-elle.

Commenter cet article