Édouard Philippe, vulcanologue, expert en gouffre des dépenses publiques

Publié le par angeline351

Édouard Philippe, vulcanologue, expert en gouffre des dépenses publiques

La politique de déclaration de politique générale du chef du gouvernement Édouard Philippe devant l’Assemblée nationale le 4 juin 2016 a abordé nombre de sujets, dont notamment celui des dépenses publiques. La presse a cru y discerner l’annonce d’une nouvelle cure d’austérité. Aperçus.

Paris-Normandie 
Devant le Congrès réuni à Versailles, le président Emmanuel Macron, sur un ton quelque peu grandiloquent, a fixé le cap de la France pour les cinq années à venir. Hier, à l’Assemblée nationale, c’est un premier ministre, les deux pieds dans la glaise, qui a prononcé un discours de politique générale sans emphase. Avec de l’argile jusqu’aux chevilles ?

Le Républicain Lorrain 
Certains s’esbaudissent devant tant de simplicité : il prend des exemples simples pour dénigrer l’addiction française à la dépense publique et choisit des images. Dantesques. Les Français sont accros à une drogue de confort et dépasse les limites prescrites (3%), se mettant en grand danger. Résultat : Nous dansons sur un volcan qui gronde de plus en plus fort. Sauf que le chef du gouvernement semble oublier que l’expression, due à un aristocrate moins de deux mois avant la révolution de 1830, a été surtout utilisée à l’époque de la Restauration, en faisant allusion au mécontentement populaire, puis pour la période précédant la crise de 1929.

 Le Figaro 
Seul moyen d’éviter de plonger dans le gouffre : une loi de programmation des finances publiques quinquennale, qui devraient permettre à la Sécurité sociale d’atteindre l’équilibre à l’horizon 2020, a précisé le premier ministre. Nous devrons d’ici là définir de nouvelles règles permettant de proscrire dans la durée le déficit de nos comptes sociaux, a-t-il dit. Bref, des diurétiques dans la durée, sur ordonnances prescrites par les docteurs Macron et Philippe, diplômés de l’académie libérale. Édouard Philippe a affirmé Si nous voulons financer nos priorités, et ne pas continuer à paupériser l’État, nous devrons choisir et remettre en cause certaines missions : faire bien ce que nous devons faire ; arrêter de faire ce que d’autres font mieux que nous […], a affirmé le locataire de Matignon, brandissant le benchmarking pour réduire certaines missions.

La Tribune 
Moins de service public, plus d’impôts ? C’est du moins ce à quoi, selon une étude d’opinion réalisée le 4 juin : Plus de la moitié des sondés s’attend à une hausse d’impôts. Sont-ils convaincus par les professeurs Macron et Philippe ? Seuls 26% des interrogés —soit un peu plus d’un sondé sur quatre— ont jugé le discours du chef de l’État, donné lundi à Versailles, convaincant. Pour le Premier ministre et son discours de politique générale à l’Assemblée nationale, c’est un tout petit plus puisque 27% des sondés y ont été sensibles.

Le Monde 
Sensiblement plus sensible, le patronat a salué mardi la volonté du gouvernement de baisser la dépense publique en France, mais il a averti qu’il restait sur ses gardes et a regretté le report de certaines mesures phares pour les entreprises, jouant la mouche du « coach » du gouvernement. Somme toute satisfait, le Medef partage l’ambition du premier ministre de désintoxiquer le pays de sa dépendance aux déficits publics, a indiqué l’organisation patronale après les velléités de ce Premier ministre à administrer un sevrage à ces intoxiqués de Français, à tel point qu’ils ne voient pas qu’ils sont au bord du gouffre, foi de vulcanologue.

 

Publié dans COMMUNIQUE FO

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