Début de la procédure de plan social de l'usine GE de Grenoble le 19 juillet

Publié le par angeline351

 

 

Début de la procédure de plan social de l'usine GE de Grenoble le 19 juillet

La procédure de plan social chez General Electric (GE), visant dans son projet initial à supprimer 345 des 800 emplois du site de Grenoble, sera enclenchée le 19 juillet, ont annoncé vendredi les syndicats, déterminés à s'y opposer.

"C'est quasiment la moitié des effectifs cette fois-ci, il ne faut pas se 
faire d'illusion, dans un ou deux ans, ce seront tous les autres !", a dénoncé 
Claude Villani (CGT), face à quelque 250 employés rassemblés devant 
l'entreprise (ex Alstom) spécialisée dans les turbines hydroélectriques.

Le site grenoblois, qui fête son centenaire cette année, compte environ 500 cadres, 250 agents de maitrise et 50 ouvriers.

Les organisations syndicales (CFE-CGC, CGT et CFDT) ont reçu lors d'un 
comité central d'entreprise (CCE) puis d'un comité d'établissement (CE) les 
documents nécessaires (Livre I et II) au lancement d'un Plan de sauvegarde de 
l'emploi (PSE).

Il s'agit du "résumé des raisons économiques qui mènent à envisager une réorganisation de l'activité Hydro, une présentation des postes qui pourraient être impactés et un planning prévisionnel sur la mise ne oeuvre de ce projet", a déclaré à l'AFP la direction de GE Renewable Energy.

"Les syndicats ont 15 jours pour étudier les documents et revenir à la 
table des discussions pour voir comment on avance sur le projet", a-t-elle ajouté.

Le prochain CCE aura lieu le 19 juillet et donnera le clap de départ de la 
procédure officielle du PSE, requalifié par une élue CGT de "plan de saccage 
de l'emploi".

"C'est le planning minimum légal, ce n'est pas acceptable", a dénoncé 
Georges Beciu (CFE-CGC). 

Les syndicats estiment que la direction veut "aller très vite" pour boucler le PSE d'ici "la fin de l'année".

Cédric Cholat (CFDT) a appelé les salariés à rester "soudés pour la 
négociation": "le marteau (syndical) sans une main (des salariés) ne fera pas grand chose pour enfoncer le clou de nos droits".

L'intersyndicale entend aussi "faire appel à ces politiques qui nous parlent de transition énergétique" et à ceux qui ont avalisé le mariage entre Alstom Energy et le conglomérat américain GE, qui s'était séparé de ses propres activités Hydro en 2008.

Le président de la Métropole de Grenoble Alpes en a "appelé à l'implication personnelle" du président de la République Emmanuel Macron pour "la recherche de solutions préservant l'avenir des salariés tout comme d'un des fleurons du territoire grenoblois". 

Une délégation de salariés sera reçue à la Métropole samedi matin.

É. Macron, lorsqu'il était ministre de l'Economie, avait donné le feu vert 
à ce rachat, où GE avait dû prendre la branche Hydro avec le reste d'Alstom 
Energy. 

Pour le PCF de l'Isère, le président a "été au coeur de cette opération de dépeçage d'un de nos principaux groupes industriels". 

Publié dans Information

Commenter cet article