Baisse des APL : la CFDT, Hue et Morin se joignent aux critiques

Publié le par angeline351

Baisse des APL : la CFDT, Hue et Morin se joignent aux critiques

Le gouvernement est accusé de s'attaquer aux ménages les plus modestes. Organisations étudiantes et personnalités politiques montent au créneau.

Le gouvernement a annoncé samedi 22 juillet une baisse de 5 euros par mois des aides personnalisées au logement (APL), une mesure qui sera appliquée à partir du 1er octobre prochain. Les critiques n'ont pas tardé, pour dénoncer notamment une décision qui fragilise les plus modestes. La Fage, premier syndicat étudiant, dont 800 000 d'entre eux touchent les APL, a publié un communiqué pour demander au gouvernement d'Édouard Philippe et au président Emmanuel Macron« de ne pas matraquer le portefeuille des étudiants en revenant sur cette mesure injuste ». Lundi, la CFDT est montée au créneau. Dans un communiqué, le syndicat a demandé au gouvernement de « renoncer » à baisser de 5 euros les aides au logement, estimant que cette décision « donne un très mauvais signal aux familles les plus pauvres et aux jeunes ». La CFDT considère que les aides au logement sont « indispensables pour favoriser l'émancipation des jeunes, l'accès à l'emploi des salariés et le maintien des retraités à leur domicile ».

Parmi les personnalités politiques tout aussi critiques, on retrouve Robert Hue, pourtant soutien d'Emmanuel Macron lors de l'élection présidentielle. Il critique une mesure « particulièrement indécente », conjuguée à l'annonce de la baisse de l'impôt sur la fortune (ISF), dans un communiqué du mouvement des progressistes. Le sénateur du Val-d'Oise « souhaite qu'une toute autre direction soit prise afin que les propositions faites pendant la campagne électorale par le candidat Emmanuel Macron – hausse du pouvoir d'achat, protection des classes sociales les moins favorisées – soient véritablement mises en œuvre ».

« La mécanique du rabot »

Lundi matin, le président UDI de Normandie, Hervé Morin, a lui aussi regretté sur France 2 des mesures gouvernementales qui « reposent toujours sur la même mécanique qui est celle du rabot », affirmant qu'« on a le sentiment que la gangue technocratique a déjà repris le dessus ». « Il y a tout de même dans le fonctionnement de l'exécutif un certain nombre d'éléments qui sont curieux », estime Hervé Morin qui cite les « zigzags, ces ordres et ces contrordres ». De son côté, Sylvia Pinel (PRG), ancienne ministre du Logement, « demande au Premier ministre et à son gouvernement de revenir sur cette décision dangereuse et injuste pour les ménages modestes ». Emmanuelle Cosse, qui lui a succédé jusqu'à la fin du quinquennat de François Hollande, s'est dite « absolument consternée que la première mesure de ce gouvernement sur le logement soit une baisse des APL ».

Un choix « révoltant » pour Hamon

Sur Twitter, Benoît Hamon, ancien candidat socialiste à l'élection présidentielle, a jugé « révoltante » la « baisse des APL perçues par les plus modestes et la réduction de l'ISF payé par les plus riches ». Roger Karoutchi, sénateur Les Républicains, estime pour sa part qu'il s'agit d'« un mauvais signal pour les étudiants et notre politique du logement ». La mesure a même été critiquée dans le camp de La République en marche. Le député Matthieu Orphelin estime que la baisse de 5 euros par mois « pour les étudiants les plus précaires, ce n'est pas neutre. Trouvons d'autres moyens pour les aider spécifiquement », demande-t-il.

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