Baisse des APL : comment ça fonctionne ?

Publié le par angeline351

Baisse des APL : comment ça fonctionne ?

 

Le gouvernement a confirmé lundi vouloir raboter de cinq euros par foyer le montant des aides au logement. Une initiative qui demeure très contestée en raison de la popularité de ces allocations...

Après la mise en place de l’allocation de logement familial (ALF) en 1948 et de l’allocation de logement social (ALS) en 1971, Raymond Barre a instauré en 1977 l’allocation personnalisée au logement (APL). Cette dernière venait alors en complément des deux autres dans le but de favoriser l’accès au logement pour les plus modestes. La probable coupe autour de la très populaire APL inquiète tout particulièrement.

Car ce sont bien ces trois aides qui vont être baissées de 5 euros par foyer. Elles sont aujourd’hui versées à six millions et demi de foyers et concernent 13.7 millions de personnes soit 21% de la population. En moyenne, l’allocation moyenne au logement est de 225 €, ce sont donc près de 18 Mds€ par an qui sont dépensés par l’Etat dans ce secteur. D’où l’idée de couper un peu dans le gras afin d’économiser plus de 32 M€ chaque mois.

Touche pas à mon APL

imageCe qui fait principalement grincer des dents, c’est le fait que les APL soient remises en question. Allocation très populaire, son nombre de bénéficiaires ne cesse de s’accroître depuis 2006 (voir ci-dessous) et 40% de ceux qui touchent cette aide sont des étudiants qui ont bien souvent un statut précaire (25% des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté). imageEn 2016, ce sont plus de 2.73 millions de foyers qui ont touché l’allocation personnalisée au logement. 

Ce n’est pour autant pas la première fois que cette aide fait l’objet d’une « coupe ». En octobre 2016, le premier Ministre, Manuel Valls, a privé d’APL toutes les personnes (jusqu'à 26 ans) rattachées au foyer fiscal de leurs parents lorsque ces derniers sont assujettis à l’ISF. A partir de 30.000€ de patrimoine (financier, mobilier et immobilier), le montant de l’APL peut même être revu à la baisse voire supprimé. Si cette décision n'a pas créé de véritables troubles, celle qui est à l'étude en ce moment aura bien du mal à connaitre le même sort. Reste à savoir si le gouvernement ira au bout de son ambition...

Publié dans VOS DROITS

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