Négociations annuelles: à Calais, on leur propose... un baby-foot en guise de prime

Publié le par angeline351

Négociations annuelles: à Calais, on leur propose... un baby-foot en guise de prime

Au dernier jour des négociations annuelles obligatoires, l’ambiance s’est refroidie hier entre salariés et direction d’Armatis. Le syndicat Force Ouvrière a appelé à un débrayage qui a rassemblé selon le syndicat environ 10 % des effectifs.

« Peu », concède Johnny Franchois, délégué syndical qui sait très bien que l’appel à la grève risque de ne pas aboutir. Il a pourtant voulu marquer le coup pour dénoncer une direction qui fait la sourde et la muette face aux revendications.

« Un changement d’échelon pour environ 400 salariés, cela leur rapporterait environ 80 euros brut supplémentaires par mois avec un coût d’environ 500 000 euros pour Armatis, estime-t-il. Ce n’est pas grand-chose puisque le CICE a rapporté plus d’un million. Et que l’entreprise tourne. »

 

80 euros par salarié, plus d’un million pour Armatis

Selon lui, pour faire évoluer les salaires, les forces vives d’Armatis doivent se tourner vers l’État pour revoir grilles salariales et conventions collectives. « On nous a quand même proposés, pour les NAO, l’installation d’un baby-foot pour les pauses ! C’est bien, on va se détendre mais ce n’est pas cela qui va augmenter le pouvoir d’achat. »

Un petit plus serait néanmoins à l’horizon mais pour quand et sous quelle forme ? Personne n’était capable de le définir, hier.

En attendant, le travail se poursuit, il a repris hier tout à fait normalement après une heure de débrayage. FO affirme n’avoir eu aucun contact avec la direction depuis la fin de ces NAO.

Publié dans COMMUNIQUE FO

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