Hiérarchie des normes, principe de faveur... La lutte des classes a mis le turbo !

Publié le par angeline351

Hiérarchie des normes, principe de faveur... La lutte des classes a mis le turbo !

 
La lutte des classes a mis le turbo ! Il y a trois mois, qui - à part les militants syndicaux -  avait entendu parler de «hiérarchie des normes» et de «principe de faveur» ?  
Aujourd’hui, des millions défendent cette conquête de la grève générale de mai-juin 1936 que la troïka BHV (Berger/Hollande/Valls), formatée au «Parti noir» (1), voudrait liquider.

En visite à l’usine Gorgé des Mureaux, le 12 mai dernier,  Hollande a plagié - sans citer ses sources - quelques passages des encycliques «sociales» sur la «culture d’entreprise» et le «dialogue social» (2). Puis il a ajouté : «Pour qu’il y ait un Etat, il faut un chef d’état... Pour qu’il y ait une entreprise, il faut donc un chef d’entreprise»... A ceci près qu’un chef d’état est en général «élu» (même Hitler obtint les pleins pouvoirs en 1933 avec les votes du Centre et des démocrates chrétiens ...), alors qu’un chef d’entreprise n’est pas élu mais propriétaire (ou représentant des propriétaires) de l’entreprise (3) !

En conséquence de quoi notre droit républicain du travail qui reconnaît le lien de subordination du salarié à l’employeur-propriétaire, engrange pour tous et chacun les corrections, garanties et contre-parties à cette inégalité.

Mais si la norme sociale devait être définie au niveau de l’entreprise, le patron ferait la loi ...

Répétons-le, la «philosophie» du projet de «loi travail» c’est la définition des relations sociales entreprise par entreprise, lieu sanctifié d’une prétendue communauté d’intérêts à vocation harmonieuse, atome d’une société «corporatiste», à l’inverse de la République une, indivisible et égalitaire ! La logique du dogme de «défaveur», c’est la pulvérisation de toutes les conquêtes sociales qui unifient le salariat. C’est la désintégration des confédérations syndicales, ciment de la solidarité ouvrière, au delà des professions et des métiers.

C’est pourquoi ni les bobards clérico-présidentiels, ni les diversions complaisamment médiatisées de rêveurs debout en place de la République, ni les manipulations de basse-police préfectorale des «casseurs» anti-syndicaux, protégés par quelques soixante-huitards restés infantiles, ni le pilonnage médiatico-politique pour diviser FO d’avec la CGT désignée comme cible, ni les injonctions colériques du secrétaire général de la CFDT à «ne pas céder» aux syndicats (c’est encore confirmé : Berger, c’est du jaune...), ni... ni... rien n’y fait ! Rien n’y fera! La détermination à obtenir le retrait du projet scélérat de «loi travail» est inentamée.
«Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent» écrivit Victor Hugo. Permettons-nous d’ajouter : ceux qui vivent ce sont ceux qui s’organisent et donc qui se syndiquent !


JA

1- Formule de Victor Hugo pour dénoncer le «parti clérical», ennemi de la République.
2- Les Encycliques «sociales» de l’Eglise de Rome, en particulier «Rerum Novarum» ( 1891 ), définissent une «doctrine sociale» qui présente l’entreprise comme une communauté organique à l’image du «corps mystique du Christ»... Cette doctrine «corporatiste» inspira la «Charte du Travail» du Maréchal Pétain, bénie alors par l’Eglise de France.
3- C’est pour cela que ladite «démocratie sociale» est un leurre...

Publié dans COMMUNIQUE FO

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