Go Voyages : eDreams ODIGEO veut supprimer 95 postes sur 114 en France

Publié le par angeline351

Go Voyages : eDreams ODIGEO veut supprimer 95 postes sur 114 en France

Le plan "de réorganisation" que la direction d'eDreams ODIGEO annonce ce jeudi 1er juin 2017 est un plan de sauvegarde de l'emploi qui prévoit la suppression de 95 postes sur les 114 que le groupe compte encore en France.

 
Pour les salariés de Go Voyages et d'Opodo, les deux filiales d'eDreams ODIGEO en France, le plan de réorganisation lancé par le groupe ce 1er juin 2017 n'est pas vraiment destiné à "mieux servir le client" comme annoncé. 
 
"L'objectif de la direction est de fermer purement et simplement la France", estime même un employé français qui souhaite garder son anonymat. 

Selon nos informations, la réorganisation prévue en France consiste en un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Il prévoit la suppression de 95 postes sur les 114 qu'il reste encore en France pour eDreams ODIGEO. 

Sur les 95 postes concernés, 13 sont déjà vacants après des départs non remplacés. Deux postes devraient aussi être créés. 

Ce qui porterait les effectifs du groupes en France à 21 personnes. Au moment de la reprise de Go Voyages et Opodo par eDreams ODIGEO en 2011, elles étaient 480...
 
Des services entiers vont être transférés à Barcelone, au siège du groupe, où le coût de la main d’œuvre est plus « compétitif » : marketing, finance, Business Travel... 

D'autres vont être largement amputés de leurs collaborateurs comme celui de l'information et des technologies ou encore les ressources humaines. 

Une autre salariée de Go Voyages, elle aussi anonyme, considère que les motifs invoqués par la direction pour justifier son plan sont "bidons". 

Selon elle, "parler de mieux servir le client, c'est de l'enfumage, car, depuis la première externalisation, la qualité de service n'a fait que diminuer et les litiges se sont multipliés avec les clients.

D'autres dénoncent les "montages financiers légaux" qui permettent à eDreams ODIGEO de faire porter sa dette par sa filiale française auprès de l'unité économique et sociale (UES) Go Voyages. 

Ce qui lui permet d'évoquer cette recherche de "compétitivité" pour expliquer les mesures envisagées sur le marché français.
 
 
 

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