GM&S, Sanofi, loi travail...

Publié le par angeline351

GM&S, Sanofi, loi travail...

 

Macron prend la main sur le dossier GM&S, Sanofi dément avoir classé ses salariés pour licencier, concertation sur le code du travail... Trois infos éco à retenir ce samedi.
GM&S: Macron annonce une "cellule de crise"

Des échanges tendus et une annonce. Emmanuel Macron est venu vendredi à la rencontre des salariés de GM&S, l'équipementier automobile de la Creuse, placé en redressement judiciaire depuis décembre 2016. Avec ses 277 salariés, l'entreprise n'a fait pour l'heure l'objet d'aucune offre ferme de reprise, à deux semaines d'une audience, le 23 juin au tribunal de commerce de Poitiers, qui pourrait sceller sa liquidation.

Au terme d'une rencontre d'une bonne heure avec le chef de l'Etat, à la sous-préfecture de Bellac (Haute-Vienne), le président français a promis de "faire le maximum" et "s'est engagé à mettre en place une "cellule de crise" à l'Élysée, d'ores et déjà opérationnelle, qui va travailler activement à organiser les conditions de la reprise, et à laquelle vont être associés les salariés, a annoncé aux employés et à la presse un élu CGT du personnel.

Sanofi dément avoir pratiqué le "forced ranking"

Dans une "mise au point" après la diffusion d'une enquête de France Inter, le groupe pharmaceutique Sanofi affirme n'avoir "jamais pratiqué de ranking forcé", une pratique "qui n'a jamais été envisagée par l'entreprise". "Si des dérives ont pu être observées, il s'agit d'initiatives individuelles contraires à nos valeurs et d'exceptions", écrit l'entreprise.

Le groupe est accusé par Force Ouvrière d'avoir eu recours au "forced ranking", une méthode d'évaluation qui classe par quotas imposés les salariés selon s'ils dépassent les objectifs, les atteignent ou sont en dessous. Cette pratique est interdite en France pour licencier plus facilement des employés. Mais Maï Le Prat, avocate en droit social, explique à L'Express que cette pratique est "un grand classique".

Code du travail: reprise des concertations lundi

Le cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud recevra de nouveau, à partir de lundi, les organisations syndicales et patronales afin d'entrer dans le détail de la future réforme du code du travail, en commençant par le thème de l'articulation entre négociations de branche et d'entreprise.

Après une première phase de rencontres avec Emmanuel Macron, Édouard Philippe et Muriel Pénicaud, la concertation entre dans sa deuxième phase avec une série de 48 réunions entre le cabinet de la ministre et les partenaires sociaux. Huit organisations représentatives au niveau interprofessionnel (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC côté salariés, Medef, CPME et U2P côté employeurs) seront reçues une à une par le directeur de cabinet de la ministre.

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