Des salariés sous la menace de plans sociaux Tati, GM&S, Vivarte, Whirlpool, André... Les plans sociaux n'ont pas pris de pause pendant la campagne. Des décisions sont attendues cette semaine.

Publié le par angeline351

Des salariés sous la menace de plans sociaux
Tati, GM&S, Vivarte, Whirlpool, André... Les plans sociaux n'ont pas pris de pause pendant la campagne. Des décisions sont attendues cette semaine.
Tati, fondé en 1948 par Jules Ouaki, avait été repris par Eram en 2004.
Tati, fondé en 1948 par Jules Ouaki, avait été repris par Eram en 2004.
(AFP)

 

Pendant la campagne de 2012, l'actualité autour des hauts-fourneaux de Florange avait cristallisé la préoccupation sociale. Lors de la présidentielle de 2017 c'est l'épisode de Whirlpool, à Amiens qui aura marqué la campagne. Mais les « plans de sauvegarde de l'emploi » (PSE) dans leur ensemble n'ont pas marqué de pause pendant ces derniers mois. Et l'avenir de centaines de salariés de Tati ou GM&S sera décidé cette semaine. Myriam El Khomri, défendant la loi qui porte son nom lors de ses voeux, avançait le fait que le nombre de PSE avait diminué de 12% en 2016, la France est loin d'avoir retrouvé le chemin du plein-emploi.

> Décision lundi pour Tati. Le tribunal de commerce de Bobigny a entendu tour à tour les projets des candidats à la reprise de ce groupe de plus de 1.700 salariés, ainsi que les différentes parties au dossier (représentants des salariés, des créanciers...). Il doit départager deux offres, celle du groupe GPG, présidé par le fondateur des magasins Gifi, Philippe Ginestet, et celle d'un consortium d'enseignes à bas prix composé de La Foir'Fouille, Centrakor, Stokomani, Maxi Bazar et Dépôt Bingo. Une troisième offre émanant de l'enseigne Babou ne porte que sur six magasins. 
GPG prévoit de reprendre 1.428 emplois directs et 109 magasins, ainsi que 24 franchisés, avec pour objectif de conserver l'enseigne Tati. Le consortium projette, lui, la reprise de 1.298 salariés et de 98 magasins, dont 16 continueront d'être exploités en tant que Tati, ainsi que 27 franchisés. 
L'enseigne fondée en 1948 par Jules Ouaki avait été reprise par Eram en 2004. Malgré une stratégie de diversification et d'internationalisation, les pertes opérationnelles de Tati se sont montées l'an dernier à environ 60 millions d'euros pour un chiffre d'affaires en baisse, à 350 millions d'euros. 
> Verdict vendredi pour GM&S. Le tribunal de commerce de Poitiers a mis en délibéré au vendredi 30 juin sa décision sur le sort de l'équipementier automobile creusois GM&S Industry (277 salariés), menacé de liquidation. Auparavant se tiendra une réunion mardi au ministère de l'Économie, dans le cadre d'un « processus de négociations en cours » avec l'État et les constructeurs PSA et Renault, principaux clients de GM&S. 
Les syndicats ont déploré vendredi que le seul repreneur potentiel, le groupe d'emboutissage stéphanois GMD, ne se soit toujours pas engagé sur une offre de reprise en bonne et due forme.
Les négociations se déroulent dans le cadre d'une « cellule de crise » dont le président Emmanuel Macron, fraîchement élu, avait annoncé la création aux syndicalistes creusois lors d'une rencontre le 9 juin à Bellac (Haute-Vienne), un de ses premiers déplacements en province. 
> Une offre de reprise pour Whirlpool. Mardi, l'industriel picard Nicolas Decayeux a confirmé avoir déposé une offre de reprise du site de Whirlpool, à Amiens, promis à la fermeture en juin 2018. « Sur le plan social, ce projet prévoit la reprise d'un nombre significatif d'emplois. Nous réservons pour le moment ces informations aux représentants du personnel dans le respect des règles de droit », a déclaré l'industriel picard dans un communiqué. Mi-juin, cette offre avait reçu l'assentiment des élus du comité d'entreprise (CE) de Whirlpool et l'appui du président de la région des Hauts-de-France Xavier Bertrand (LR).

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