Carton rouge pour le patronat du Commerce béni par les politiques d’austérité

Publié le par angeline351

Carton rouge pour le patronat du Commerce béni par les politiques d’austérité

Les priorités des entreprises ne sont pas les salariés, l’actualité nous le prouve. C’est indiscutable, les entreprises du Commerce ne se limitent pas à leurs politiques commerciales (quand il y en a eu) pour progresser. Le saucissonnage de Vivarte pour payer les fonds vautours passe par des licenciements, rien n’est vraiment sûr pour la pérennité des enseignes. Celles qui sont ou seront revendues auront à subir de nouvelles restructurations si les acheteurs ont des structures similaires. En effet, on ne garde pas 2 sièges sociaux… ce n’est pas rentable. On garde rarement des magasins concurrents faisant partie de la même maison s’ils sont sur le même créneau commercial.

Nous avons vu disparaître des enseignes à la suite de rachats, comme SATURN racheté par BOULANGER, PHOTO STATION et PHOTO SERVICES (Générale de Téléphone) achetés par Orange, et bien d’autres… on n’oublie pas.

La question est posée dans ce jeu de chaises musicales, ce jeu de massacre social au seul bénéfice du patronat. Que vont devenir TATI, MIM, DARTY, SAVEO (sav de Conforama), SOLVAREA (sav de Boulanger), les enseignes du groupe VIVARTE, etc. ?

Peu importe pour eux, car tout va bien !

Le patron de la FNAC vient de se faire un petit cadeau de 13,9 millions d’euros en 2016.

En même temps, la restructuration FNAC + DARTY s’annonce déjà par la fermeture d’un des trois sites de la FNAC logistique situé à Massy et Wissous en Essonne.

D’autres économies sont déjà mises en œuvre, comme sur les frais de santé des salariés qui ont vu augmenter la part salariale et la part de la FNAC diminuer. Sous prétexte du rachat de DARTY par la FNAC, le gestionnaire est changé. Et ce sont les salariés qui sont appelés à contribution pour activer leur compte… une autre économie d’échelle.

Au bénéfice de qui ? Pas des retraités qui sont, maintenant, exclus du système. Ce type de changement aurait dû faire l’objet d’un véritable appel d’offres pour maintenir tous les bénéficiaires et diminuer le coût.

Seul FO avait proposé de faire appel à un actuaire indépendant pour vérifier les possibilités qui s’offraient aux salariés. Bien dommage que nous n’ayons pas été suivis sur ce dossier par ceux qui prétendent défendre les intérêts des salariés. Ne parlons pas des résultats des négociations salariales, elles ne sont pas au niveau des 13,9 millions d’euros de perte pour les enseignes fnac et Darty au bénéfice d’une seule personne. C’est un cadeau qui représente plus de 12 000 SMIC 2017 nets. Le PDG pourra peut-être se faire un autre cadeau après les économies qui seront faites à la suite des restructurations à venir sur la logistique, les sièges et probablement sur les magasins.

Après tout, comme le disent certains, une entreprise c’est une grande équipe. Comme une équipe de FOOT ?

C’est peut-être le message de Conforama qui vient de se faire plaisir en payant le baptême de la ligue 1 de foot qui s’appelle, aujourd’hui, Ligue 1 Conforama… coût de l’opération 21 millions d’euros.

Quelle joie pour certains salariés de Confo qui pourront avoir le plaisir de toucher 10 € bruts en octobre 2017, soit une augmentation perçue sur 3 mois/12 en 2017… moins de 2 € nets par mois sur l’année 2017. Même pas de quoi se payer un hotdog sans saucisse et sans moutarde dans un stade.

En même temps, Conforama continue son plan de restructuration permanente au niveau des SAV (SAVEO), ce que nous avions déjà annoncé en octobre : « Conforama annonce la fermeture de 4 centres service après-vente sur 5 et 89 licenciements »1, et n’oublions pas la mobilisation dont nous avons fait écho dans un autre communiqué : « Les salariés de Conforama de plus en plus nombreux à se mobiliser »2.

Cette dernière mobilisation est le fait de : « Après avoir gelé les salaires, fait disparaître la participation aux bénéfices en pratiquant l’optimisation fiscale, mis l’ensemble des magasins en sous-effectif et dégradé les conditions de travail, maintenant l’entreprise s’attaque aux salaires des vendeurs et aux congés payés des salariés. »

Si la démonstration n’est pas faite avec ces éléments que l’entreprise n’est pas une grande équipe puisque les patrons ne sont pas nos partenaires, mais bien nos adversaires, et que les salariés ne sont pas en concurrence par eux-mêmes, mais qu’ils ont bien des intérêts identiques… alors il n’y a qu’une solution : monter notre propre équipe de FOot. Les maillots, nous les avons déjà (voir les photos) et le nom nous, en avons déjà un : « ORGANISATION SYNDICALE », libre et indépendante. Il nous faut des avants, des arrières, des capitaines, des gardiens, mais aussi beaucoup de supporters.

Seule une organisation syndicale comme la nôtre combat tous les jours les injustices créées par l’austérité et la rigueur, et lutte, tous les jours, contre la discrimination, le racisme… en réunissant les salariés sans a priori, car nous nous occupons uniquement des intérêts particuliers des travailleurs, puisque nous ne sommes pas un parti politique.

FO reste et restera un contrepoids face aux politiques qui agresseraient les intérêts des salariés. Comme le disait notre camarade MAILLY dans son édito :« Détermination, résistance et sang-froid » : « nous ne sommes pas des girouettes, soutenant l’austérité à l’origine des problèmes sociaux, économiques et démocratiques en criant au loup une fois tous les cinq ans !« 3.

Les seuls qui ont nié le plus fermement les antagonismes entre le salariat et le patronat, ce sont les fascistes dans les CHARTES DU TRAVAIL de MUSSOLINI, FRANCO et PETAIN ; textes inspirés par l’encyclique RERUM NOVARUM qui dit en substance : « Le problème n’est pas aisé à résoudre, ni exempt de péril. Il est difficile, en effet, de préciser avec justesse les droits et les devoirs qui règlent les relations des riches et des prolétaires, des capitalistes et des travailleurs. D’autre part, le problème n’est pas sans danger, parce que trop souvent d’habiles agitateurs cherchent à en dénaturer le sens et en profitent pour exciter les multitudes et fomenter les troubles. » et « … pareille théorie, loin d’être capable de mettre fin au conflit, ferait tort à la classe ouvrière elle-même, si elle était mise en pratique. D’ailleurs, elle est souverainement injuste en ce qu’elle viole les droits légitimes des propriétaires, qu’elle dénature les fonctions de l’Etat et tend à bouleverser de fond en comble l’édifice social. »

En gros, l’édifice social, pour certains, c’est que les salariés doivent rester dans la mouise en protégeant les intérêts du patronat.

Certaines organisations syndicales sont dans ce schéma, et c’est pour cela qu’elles donnent des consignes de vote pour soutenir le candidat qui sera le mieux à même de continuer la politique de l’austérité pour les travailleurs, dans le respect de leur « édifice social », celui que nous combattons depuis nos origines. En même temps, elles savent crier au loup qui a su se vautrer dans la misère des gens du fait même de l’austérité qui engendre la paupérisation et le désespoir.

Publié dans COMMUNIQUE FO

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